Le crépuscule d’une idole : Commentaires raisonnés. Patrick Valas.


Document du dimanche 23 août 2015

par  P. Valas

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la flèche et le pinceau
 

Pour ce que nous annoncent, triomphalement Les Journaux, Libération, Le Point et bientôt le Nouvel Observateur, le nouvel ouvrage du « philosophe », d’opinion Onfray. 612 pages, Grassouillet. Paris, avril 2010
 
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La 4e de couverture :

Onfray : Le freudisme et la psychanalyse repose sur une affabulation de haute volée appuyée sur une série de légendes. Freud méprisait la philosophie et les philosophes, mais il fut bien l’un d’entre eux, auteur subjectif d’une psychologie littéraire…

Valas : Freud méprisait moins les philosophes que Claude Lévi-Strauss, qui lui rejetait toute philosophie.
Freud, comme beaucoup de ceux qui s’avancent dans un champ nouveau, ne voulait pas lire Nietzche (en réalité il l’a lu), parce qu’il craignait d’y retrouver certaines de ses idées (lire sa correspondance avec Lou-Andréa Salomé), ne voulant pas subir son influence.
En revanche il fait souvent référence au Banquet de Platon lorsqu’il parle de l’amour.
Ce n’est pas raison pour ranger Freud parmi les philosophes.
Freud a reconnu l’influence considérable de Goethe sur son œuvre.
Il a reçu le Prix Goethe pour la qualité de son écriture, sans pour autant vouloir compter son œuvre comme littérature.
Quant à la psychologie, positive ou autres , il est difficile qu’elle puisse ne pas poser la question de la subjectivité, au sens très large de ce terme.

Onfray : Freud se prétendait scientifique. Faux : il avançait tel un « Conquistador » sans foi ni loi, prenant ses désirs pour des réalités.

Valas : Oui, Freud souhaitait pouvoir inscrire sa découverte dans la science de son temps, non pas l’inconscient, mais sa méthode pour déchiffrer l’énigme de ces manifestations étranges que sont, le rêve, le mot d’esprit, le lapsus, les symptômes, les actes manqués)

Il était Darwinien.

Il est aussi un des co-découvreurs de la synapse, reconnu comme tel par les neurologues.
Cependant dès 1895, il ne loge pas son appareil psychique dans les neurones.

Quand à sa théorie des pulsions, à laquelle il tenait tant, il finit par dire : « … Que les pulsions sont des êtres de mythes grandioses dans leur indétermination »(1929).

« Un Conquistador », certes, il avait des idées de grandeur et voulait devenir célèbre. C’était l’un de ses fantasmes, ce qui est humain puisque l’objet premier du désir est d’être reconnu.
Pour cela il faut le « conquérir ».

A cet égard, comme le fantasme est le support du désir, il permet au sujet de s’imaginer un mode de le réaliser, car le désir n’est pas à confondre avec l’envie.

La réalité, n’est pas le réel, elle est sa représentation fantasmatique.
Donc il est vrai, que pour tout un chacun, il faut d’abord prendre ses désirs pour la réalité, avant que de trouver les moyens de les satisfaire réellement - ce qui n’est pas toujours si assuré, d’autant plus qu’il y a des désirs qui ne sont pas si désirables, et que le sujet ne peut que chercher à les fuir.
En cela, le fantasme est une machine à plaisir sans foi ni loi indispensable et incontournable, à la portée du sujet.

Onfray : Freud extrait sa théorie de sa pratique clinique. Faux : son discours procède d’une autobiographie existentielle qui, sur le mode péremptoire, élargit son tropisme incestueux à la totalité du genre humain.

Valas : On ne peut pas dire que Freud falsifiait ce qui relevait de sa pratique, et en même temps que ses élaborations théoriques n’auraient rien à voir avec sa pratique.
Le raisonnement de Onfray est inconsistant.
Oui Freud, aimait sa mère.
Comment ne pas aimer celle qui vous apprend la langue maternelle et dont les mots font traces pour le nourrisson de ses premières expériences de jouissance ?
Qui peut ignorer le rôle déterminant de sa mère pour un enfant ?

Onfray : Freud soignait par la psychanalyse. Faux : avec la cocaïne, l’électrothérapie, la balnéothérapie, l’hypnose, l’imposition des mains ou l’usage du monstrueux psychrophore en 1910, ses thérapies constituent une cour des miracles.

Valas : Freud exerçait la médecine de ville et appliquait les méthodes reconnues officiellement par celle- ci. Il avait comme tous les médecins qui s’installent des problèmes d’argent au début de sa carrière. Il faisait aussi des visites à domicile.

Tous les patients qu’il soignait ne relevaient pas forcément de ce qu’il commençait à découvrir, c’est-à-dire la psychanalyse.

L’hypnose était un traitement classique des « maladies nerveuses » en son temps et même encore aujourd’hui. Freud est venu à Paris suivre l’enseignement de Charcot, mondialement reconnu à l’époque pour appliquer l’hypnose dans le traitement de l’hystérie. A son retour à Vienne il a définitivement rejeté cette méthode, qu’il dénonçait comme un forçage et dont les résultats à long terme sont aléatoires.

La balnéothérapie est aujourd’hui très largement usitée, sous la forme de la Thalassothérapie (à Saint-Malo, près de Caen), comme les cures thermales, qui sont encore remboursées par la Sécurité Sociale.

L’électrothérapie est aussi largement utilisée en psychiatrie post-classique, donc contemporaine d’inspiration nord-américaine, guidée par les neurosciences.

« L’imposition des mains », ce n’est rien d’autre ceci qu’en médecine, le médecin, pas que lui, touche son patient. Cela a des vertus apaisantes. De mes yeux j’ai vu une psychiatre extraordinaire clinicienne, calmer, sans le moindre médicament, un grand agité, tel que habituellement, on les pique et les met en chambre forte, rien qu’en lui caressant les cheveux, en lui consacrant du temps pour le faire, en lui parlant aussi. L’effet pouvait durer plusieurs jours au dire des infirmières du service.

On pratique encore aujourd’hui, largement les sondages de l’urètre, pas seulement pour les maladies vénériennes, ou les rétentions d’urine, ou encore les sujets dans le coma, etc., mais aussi, par exemple, en cas de rétrécissement de ce canal chez les tout-petits.
On comprend que cela puisse terrifier, les hommes en particulier.

Freud est un découvreur des vertus anesthésiantes de la cocaïne.
N’ayant pas poussé plus loin ses travaux sur ce registre, car il était pris par ses recherches, il a émis le regret d’avoir raté le coche de la renommée et de la fortune qu’il aurait pu en tirer, sans plus.

Il a fait usage personnel de la cocaïne, pour ses effets stimulants, tant sur le plan psychique, que défatiguant sur le plan physique.

Si on lui a découvert un cancer du maxillaire supérieur vers le début des années 1920, il est plus que probable qu’il a du commencer à souffrir avant.

Il se servait donc de la cocaïne pour calmer la douleur térébrante, occasionnée par ce cancer, dont l’évolution est lente mais irrémédiable, et qui l’a poursuivi jusqu’à le fin de ses jours.

En 1939, à 83 ans, il a demandé à son médecin de lui faire une overdose de morphine pour mettre fin à ses fin à ses jours, car il ne supportait plus de souffrir ainsi, sans espoir de soulagement par quelque stupéfiant que ce soit.
Il pensait avoir accompli son œuvre estimant qu’il était à présent inutile de continuer à supporter cette douleur.

Il faut dire aussi que Freud a consulté beaucoup de spécialistes, et subit nombre d’interventions diversement mutilantes.

On lui a fait porter « une prothèse » pour masquer l’effondrement de son maxillaire supérieur rongé par le mal (la photo de Freud, choisie par les éditeurs, le montre bien - avec le décor en toile de fond, elle suggère l’idée d’un homme obscur, inquiétant même, avec une « sale gueule » de surcroit.

Il l’appelait le monstre.
Il ne pouvait plus parler en public.
Il fumait le cigare, pas seulement par plaisir, mais parce que la plaie qui creusait son visage dégageait une telle odeur que seul ses chiens, qu’il aimait tant pouvaient rester lui tenir compagnie dans son bureau quand il travaillait.

Onfray : Freud guérissait : il a sciemment falsifié des résultats pour dissimuler les échecs de son dispositif analytique, car le divan soigne dans la limite de l’effet placebo.

Valas : l’effet placebo, ce n’est pas rien ! Que ce soit une énigme pour les tenants du tout biologique, ne doit pas faire renoncer à la déchiffrer.

D’abord il faut partir de ceci qu’il n’y a pas de coupure entre le psychique et le somatique, mais comme on le sait depuis toujours entre le psychique et le logique.

Freud ne s’y est pas trompé, il ne fait jamais usage du terme de psychosomatique, qui est un fourre-tout.

Il est certain que La médecine fait mouche avec les mots, au-delà des moyens (dont les médicaments) que lui fournit la science.

Pour l’immense majorité des maladies, même avec les traitements les plus performants, on ne guérit pas, on tamponne les symptômes organiques, et c’est déjà beaucoup.

La médecine n’est pas une science, elle est une pratique, et pour autant que nous ne savons toujours pas ce que c’est que le corps vivant, c’est pourquoi, cela on le sait aussi depuis toujours elle relève du « sacral » (qui n’est pas le sacré, mais qui caractérise la relation si spécifique médecin-malade.

L’effet placebo, s’inscrit dans le transfert, à ceci près que le médecin ne l’interprète pas. Mais il sait bien que sa personne compte pour beaucoup dans l’efficacité de traitement qu’il prescrit.

Il fait des ordonnances - il donne des ordres en quelque sorte.

Il est supposé maître d’un savoir qui fait autorité.
A cet égard il a des obligations de moyen mais pas de résultat.

Freud a publié quelques grands cas de sa pratique, qui, restent encore aujourd’hui, les exemples paradigmatiques de la clinique psychanalytique :

— Fragment d’une analyse d’hystérie : Le cas Dora (1905).

— Analyse d’une phobie chez un garçon de 5 ans : Le petit Hans (1909).

— Remarques sur un cas de névrose obsessionnelle : L’homme aux rats (1909)

— Remarques psychanalytiques sur l’autobiographie d’un cas de paranoïa.
Le Président Schreber (1911), ce n’est pas un cas de sa pratique mais une étude sur la biographie du Président Schreber, lui-même, qui témoignait dans son livre de son histoire et appelait les scientifiques à en répondre.
Seul en son temps Freud l’a fait en louant la pertinence de cet auteur, aussi bien que son courage et sa lucidité.

— Extrait de l’histoire d’une névrose infantile. L’homme aux loups (1918).

Freud est tellement fidèle à sa clinique, que ce qu’il nous transmet là, permet de saisir les erreurs de structure qu’il a faites à propos de ces cas.

Il ne s’agit en aucun cas de tromperies calculées, sinon on ne pourrait pas cerner en quoi certaines de ses interventions dans le transfert avec ses patients auraient été erronées.

Ces cas princeps restent pour nous exemplaires même de la pratique psychanalytique, c’est-à-dire sans précédent.

Freud, y cerne sans complaisance le champ de l’acte psychanalytique, qui dans le transfert est une pratique pas sans éthique.
Toute erreur d’interprétation de l’analyste à des effets incalculables à l’avance.

Dans tous les cas, elle est sans circonstance atténuante pour l’analyste qui ne peut la percevoir que dans l’après-coup.
Freud ne s’est pas dérobé à le reconnaitre.

Ce n’est pas si grave si l’analyste la corrige à ses frais mais ce n’est pas toujours possible.

Entreprendre une psychanalyse n’est jamais sans épouver un sentiment de prendre un risque absolu.

Une discipline qui ne parle que de l’amour, de la jouissance et du désir, comment pourrait-elle être évaluée ?

Onfray : Freud était un libérateur de la sexualité. Faux : son œuvre légitime l’idéal ascétique, la phallocratie misogyne et l’homophobie.

Valas : Dans ces Trois essais sur la théorie de la sexualité(1905), Freud affirme sans la moindre ambiguïté, qu’il n’y a pas de normes sexuelles, mais des normes sociales .

Après ça, la clinique psychanalytique n’est plus une clinique d’un déficit subjectif, ou d’une anomalie congénitale.

La dénégation, la forclusion, le démenti, ne sont pas des mécanismes (automaton) mais des stratégies calculées par le sujet, même si une part de la décision échappe à sa maitrise.
Il en ressort, respectivement, ou névrosé, ou psychotique, ou pervers (qui n’est pas à confondre avec la perversité).

Donc pour Freud, il est normal d’être névrosé, ou psychotique, ou pervers.
Il n’y a pas d’autres choix pour le sujet.

Freud n’est pas un libérateur de la sexualité.
Il n’approuve pas les thèses de Reich, même s’il ne les décourage pas.

Ce n’est pas l’interdit qui cause le refoulement, mais bien le contraire.
Il en résulte que la société s’édifie du refoulement.
C’est parfaitement articulé dans Totem et Tabou, considéré par Claude Lévi-Strauss, comme un authentique mythe moderne, dans la définition qu’il en donne, c’est-à-dire une structure, dont s’organisent selon un ordre préférentiel les lois de la parenté, et les lois de l’exogamie.

C’est pourquoi ce qui fait scandale est son affirmation que tous les hommes sont en difficulté avec leur sexualité.
C’est d’ailleurs patent, il suffit de regarder autour de soi.

Le sexuel, qui est une référence prise au plaisir et à la jouissance qui ne sont pas rien dans la conduite des humains, ne se réduit pas au génital.
Pas plus que le primat du Phallus, n’est la promotion du primat de la quéquette.

La théorie freudienne n’est pas un pan-sexualisme, plutôt un a-génitalisme.

Elle a ses limites.

Freud est peut-être un petit bourgeois uxorieux, pas très à la page, un peu misogyne, mais il avoue qu’il ne sait pas comment répondre à la question : Que veux la femme ?

En désignant de continent noir, la sexualité féminine, il invite à son exploration, sans recouvrir son champ de graffitis obscurantistes.

L’homophobie, la misogynie, le racisme, et même l’antisémitisme et la dite « Phallocratie », au niveau de l’individu ne sont que des réactions identitaires narcissiques.

Elles ne prennent sens d’avilissement de l’autre, au même titre que l’élitisme, que quand elles s’inscrivent dans le mouvement d’une collectivité, qui en fait une conception du monde pour agir politiquement contre l’autre épinglé dans sa différence, et pour lui interdire ses modes de jouissance de la vie en l’exploitant.

Onfray : Freud était un libéral en politique. Faux : il se révèle un compagnon de route du césarisme fasciste de son temps.

Valas : Freud au moment de la déclaration de guerre en 1914, était un nationaliste.

Il n’a pas caché son enthousiasme, espérant que l’Allemagne mettrait à genoux la France, l’ennemi héréditaire.

Il a vite déchanté, quand on l’a consulté pour des soldats souffrant de névrose de guerre.

Il est plus que probable que sa fibre germanique ait été exacerbée par L’armistice de 1918, et le traité de Versailles dont les exigences ont fait subir au peuple allemand des privations exorbitantes (il en est toujours ainsi, le peuple paie le prix fort et de sa peau pour les égarements de ses dirigeants).

Ce que l’on ignorait à l’époque, a été dévoilé en 1985, par la publication d’un livre (aux éditions Point Hors Ligne), au succès commercial considérable, par un nommé Mathias Kodaï, un proche ami d’un auteur référencé dans Le crépuscule d’une idole.

Cet ouvrage intitulé Libido Illimited, le titre est déjà tout un programme, dévoile que Freud était bien un baiseur sans scrupule, sans foi ni loi, et surtout sans limite. Menteur, tricheur, voleur et mythomane.

Il fut remarqué par les services secrets dit IS, Intelligence-Service, de Sa Majesté le Roi d’Angleterre, futur employeur de OSS 117, Hubert Bonisseur de la Bath, et de OSS 1170, James Bond.

Un certain Ernest Jones a été alors missionné à Vienne pour entrer en contact avec Freud, prêt à tout pour se faire valoir, mais qui n’était pas dépourvu, tout corrompu qu’il était, d’un courage certain.

Pour tromper son monde, E. Jones avait convenu avec Freud qu’il écrirait sur lui une biographie, en réalité une hagiographie d’une fidélité quasi-canine.

En même temps Freud devenait agent quadrypôlique des services secrets anglais (IS), soviétiques (KGB), américains (CIA), et enfin nazis (Gestapo).

Pour faire partie de ce dernier, rien de plus facile.

Il a lui-même allumé le feu dans cette parodie de l’autodafé de ses livres en 1933.
C’est d’ailleurs le sens étymologique premier de ce mot-valise , auto-dafé

Il a dédicacé un de ses livres, au salon du livre de Francfort (1934) à Bénito Mussolini.

Il a signé un document officiel pour recommander la Gestapo à ses amis - et même à sa très proche famille puisqu’il a fait placer ses 4 soeurs en placement d’office (PO) dans un camp d’extermination, où elles ont été effectivement exterminées, même si aucune preuve ne peut en être apportée, puisqu’elles ont été comme beaucoup d’autres juives, lesbiennes juives par dessus le marché et brulées dans les fours crématoires.

Enfin pour endormir, la bête nazie, Freud s’est rendu à Berlin, négocier avec Goering (Mathias, le docteur, cousin de Hermann - qui lui s’est suicidé pour échapper à la pendaison, à laquelle il avait été condamné à Nuremberg, une fois les nazis vaincus par les armes, seul moyen pour les vaincre, il serait bon de le rappeler de temps en temps), afin de faire de la psychanalyse une science pas juive, d’autant plus que Freud passe pour un chrétien pour les juifs et pour un juif pour les chrétiens, ce qui montre qu’il est un embrouilleur de haute volée et chamane de surcroit (sic Onfray).

Sous le prétexte de pratiquer une invention à la gomme, la psychanalyse, il recevait, comme s’ils étaient des clients, les agents des 4 services de renseignements dont il était l’agent.

Il recevait ainsi ses ordres, à l’insu de tous et aussi sous la table des enveloppes de 450 euros( actuels) comme rétribution.

Puis La Princesse Bonaparte, qui connaissait beaucoup de monde, l’a fait extracter de Vienne, pour le loger à Londres, où encore pour tromper son monde, il a produit une vilénie supplémentaire, contre son peuple, Moïse et le Monothéisme, il faut dire aussi que les épreuves et ses mensonges avaient produit sur lui une Ichspaltung (clivage du Moi)1939 définitive.

Puis on a simulé son euthanasie par injection d’une overdose de stupéfiant (crédible puisqu’il était un cocaïnomane redoutable).

Pendant la guerre il a travaillé dans l’ombre, comme le font tous les espions du monde, et pour lui dans une ombre encore plus épaisse puisqu’il était un espion de structure quadripartite.
Il faut dire qu’il parlait 4 langues, l’allemand, le viennois, l’anglais, l’espagnol et le français - mais il a toujours caché ses sources( sic Onfray).

la preuve que tout cela est vrai, est qu’il était à Yalta le 4 février 1945, comme le prouve la photo publiée ici, scoop mondial, de Mathias Kodaï, qui a disparu mystérieusement, dès la publication de son livre.

Freud aussi bien d’ailleurs, liquidé ?

Sans doute parce qu’il parlait trop, et même des rêves, des lapsus, des actes manqués, des mots d’esprit, des symptômes, bref, de l’inconscient de tout parlêtre, qui ne peut pas être de nature anti-phallique (soit anti-oedipien) puisqu’il est structuré comme un langage.

 
yalta
 
Freud, entièrement rafistolé par la chirurgie esthétique était à Yalta le 4 février 1945.
 
Si ce livre se propose de « penser » (c’est moi qui souligne)la psychanalyse de la même façon que le Traité d’athéologie (Onfray), il vise donc au moins les 500.000 exemplaires vendus.

(Freud est battu à plate couture pour son livre princeps, car L’interprétation des rêves (1900), sera vendu pour sa 1e édition à 300 exemplaires en 10 ans.

Après quoi les ventes ont augmentées.

Traduit dans beaucoup de langues, il est diffusé dans le monde entier.

Il est probable que des millions et des millions de personnes, depuis 110 ans, ne se sont pas contentés de l’acheter, ni simplement lu, mais l’ont étudié, commenté lettre à lettre, et qu’ils continuent à le faire, pour longtemps encore, afin de s’orienter dans leur pratique quotidienne.

Pour Onfray, qui croit qu’il ne croit pas en Dieu, les trois monothéismes (faut ratisser large, à défaut de faire profond), sont autant d’occasions d’hallucinations collectives.

Voilà pourquoi son livre est dédié à Diogène de Sinope (sic), même si on ne voit pas bien le rapport entre Onfray et l’homme qui vivait dans un tonneau.

A moins que…, mais c’est bien ça ! l

Mais oui !

L’horreur du monstrueux psychrophore, trouve sa cause dans l’éthique enseignée par le philosophe.

Ne rien demander à personne, ne rien devoir à tout le monde.

Vivre seul, la jouissance étant à la portée de la main, de tout un chacun :

La masturbation !

Pourtant tout animal qui a des pinces ne se masturbe pas.

Pourquoi ?

C’est difficile à faire comprendre, mais dans un premier crayon, disons que la jouissance obtenue de la masturbation, tout le monde sait cela, c’est celle de l’un-tout-seul, elle ne rend pas sourd, contrairement à ce que dit l’adage populaire.

Elle est la jouissance de l’idiot , pas seulement du village.

Fin

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Commentaires

Le crépuscule d’une idole : Commentaires raisonnés. Patrick Valas.
mercredi 16 septembre 2015 à 14h35 - par  Rudy GOUBET-BODART

On ne peut pas toujours choisir son interlocuteur, mais dans ce cas précis, si. Pour-quoi parler/discuter avec Onfray ?
Surpris que M. Valas puisse commenter ce torchon, malgré la qualité de ses commentaires (et son humour). Heureusement, il s’en est tenu au 4e de couverture. Ce qui est amplement suffisant pour juger du contenu de cette poubellication.

Le crépuscule d’une idole : Commentaires raisonnés. Patrick Valas.
mercredi 2 septembre 2015 à 10h25 - par  Michel Hervé Bertaux-Navoiseau

S’il y a quelqu’un qui était loin d’être idiot, c’est celui qui a un jour répondu à Alexandre : « Ote-toi de mon soleil ! » en réponse à « Quel cadeau souhaiterais-tu ? ».

Les idiots sont surtout ceux qui (ils font semblant) crachent dans la soupe de l’aut(r)osexualité, en premier lieu le père Lacan et ses béni-oui-oui :
« Lacan, la circoncision et… l’excision ! (le retour… en arrière !) »
https://www.academia.edu/4087641/La…

Le crépuscule d’une idole : Commentaires raisonnés. Patrick Valas.
lundi 24 août 2015 à 16h23 - par  Olivier Douville

Les réponses de Valas sont informées et toniques, bravo !

Le cr
samedi 25 juillet 2015 à 07h06 - par  Kyle Abell

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Le crépuscule d’une idole : Commentaires raisonnés. Patrick Valas.
vendredi 20 avril 2012 à 23h12 - par  P. Valas

Médiocre Michel Onfray. Par Sarah Fresnais

J’ai lu« Le crépuscule d’une idole, l’affabulation freudienne » et suis très surprise de quelques commentaires postés dans la rubrique commentaires raisonnés. J’aimerais réagir et exprimer mon point de vue sur cet ouvrage certes plus que critique mais néanmoins intéressant ainsi que sur des commentaires qui me semblent déconcertants.
Commençons peut-être par la définition du mot « médiocre » : qui manque de grandeur… Il m’est évident que ce qualificatif ne correspond absolument pas à cet auteur qui bien au contraire manifeste une aspiration démesurée pour des œuvres grandes ; l’université populaire de Caen permet l’accès de TOUS à un savoir… Il est regrettable de lire qu’un « érotisme solaire » est à blâmer quand nous partons (de Freud) du point de vue que nous sommes tous des névrosés… C’est selon l’entrée…
Il n’est pas plus médiocre, (mais provocateur, là dessus nous serons j’espère d’accord) qu’« insignifiant »… A quoi bon dans ce cas là, prendre laborieusement le temps de définir de manière si laborieuse ce qu’est une situation d’énonciation : derrière « ce qui est dit » il y a l’énonciateur !! Certes, je ne dirais rien contre cela si ne ce n’est qu’il y a bien de l’inutilité linguistique à fausser une situation d’énonciation et « son message » sur de tels truismes tautologiques… Autant dire rien (ce qui est en quelque sorte le comble de la médiocrité ou de la grandeur d’aucuns, c’est toujours selon).
A-t-il vraiment tort ? Pourquoi ne pas l’entendre latéralement ? Fort heureusement je ne fus la soeur de Martha ? Ni sa fille d’ailleurs…
Vous me direz, Voltaire et Rousseau durent se donner quelques noms d’oiseaux… Cela n’empêcha pas le désastre de Lisbonne…
Sans compter qu’il n’existe que quelques vérités, celles d’humains ou d’individus (il ne faudrait pas glisser du génital au sexuel…)
Mais fort heureusement, il y a le sucre… Il serait dommage de le placerbas.
Cordialement (avec une petite pincée de sel)

— Envoi via le site Patrick Valas (http://www.valas.fr/) —

Le crépuscule d’une idole : Commentaires raisonnés. Patrick Valas.
lundi 23 janvier 2012 à 14h40 - par  Bernadette Quent1-Coll1

28 mai 2010 ! même si j’ai lu ce lien avec retard, j’ai apprécié vos commentaires raisonnés pour répondre à celui qui se présente anar de goooche, penseur de la sagesse, etc. et prône l’art de cultiver son jardin et une cabane au fond du pré ou de la courette pour tout un chacun, c’est de la haute voltige philosophique, souvenir d’une émission radio FC soit France « culture » où il avait été invité il y a 2 ou 3 ans, maintenant quand je m’ennuie ou que j’en ai envie je préfère écouter F.M. soit France Musique.
J’avais aimé lire Louis Guilloux en « La maison du peuple », petit livre rouge suivi d’un hommage à sa mère et sa grand-mère maternelles si je me souviens bien et dans « Le sang noir », Cripure et cris purs contre la misère puis la guerre.
Quand ils sont bons et émouvants la poésie, la littérature, les actes nous en apprennent si souvent bien plus sur la nature humaine que la « philosophie » médiatisée à outrance, M.O. plus jeune avait pourtant logé là dans la maison de L.G. devenue refuge pour futurs écrivains ayant besoin de silence pour penser et « parlêtre » (verbe dont j’ai connu l’existence grâce à vous) mais n’en avait rien tiré, pile ou face il sait par contre très bien gérer sa carrière CD, DVD et ses prestations à l’U.P. de Caen sans La devant ni E après le C de cette belle ville de Basse-Normandie, souvenirs de l’Abbaye aux Dames et de l’Abbaye aux hommes, de la superbe salle du conseil municipal, d’un parc vert sur les hauteurs et d’un musée d’art…

Le crépuscule d’une idole : Commentaires raisonnés. Patrick Valas.
mercredi 14 décembre 2011 à 10h28 - par  patrick galle

j’ai été intéressé par vos textes sur M Onfray mais j’ai quand même l’impression que tous ceux qui défendent becs et ongles la psychanalyse et freud pêchent par excès.
Vos réponses au livre de Onfray et vos réponses très détaillées sur un certain nombre de points, et surtout vous ne parlez pas ou très peu du personnage. Freud était vous en conviendrez un névrosé et ce côté « tout est sexuel » est un peu agaçant. C’est d’ailleurs la raison de la rupture avec Jung. Freud avait des gros problèmes familiaux avec ses femmes et ses filles, il ne s’en cachait pas. Comme beaucoup de psy français et en particulier Lacaniens, vous avez tendance à absoudre Freud de beaucoup de défauts qui ont pourtant marqué et l’homme et ce qu’il a écrit. Vous voudriez comme Freud que la psychanalyse soit considérée comme une science, ce qu’elle ne pourra jamais être. Vous voudriez faire croire que le complexe d’Oedipe a été inventé par Freud mais Freud n’a fait que reprendre des mythes anciens, vous le savez. Freud a tiré ses conclusions et fait penser qu’il avait inventé la psychanalyse (qui existait déjà) à partir de quelques cas de patients observés…
J’avoue que je ne suis pas un spécialiste de l’analyse mais je voulais vous dire que tout le monde penser et écrire librement sur la psychanalyse sans écrire certains faits inexacts comme vous le faites vous aussi.
cordialement
Patrick galle médecin

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mercredi 14 décembre 2011 à 10h55 - par  P. Valas

Oui Freud etait un névrosé (comme vous, comme moi aussi bien), il ne s’en cache pas.
Non le freudisme n’est pas un pan-sexualisme, mais un a-sexualisme. Vous confondez le sexuel et le génital, ce qui est à distinguer.
Non la psychanalyse n’est pas une science, c’est la pratique d’un discours qui fait lien social, et dont on peut espèrer qu’elle puisse permettre de retrouver dans le parler (car son seul moyen c’est la parole), ce qu’il faut de jouissance pour que l’histoire continu. Car justement ce que Freud met à jour, c’est l’importance de la jouissance dans la marche du monde.
C’est en référence à cette jouissance, que vise le désir (via les pulsions) qui amène Freud à redéfinir l’impossible du rapport au sexuel chez les humains. C’est là qu’il se sépare de Jung, qui lui abrase cette dimension dans une notion de vague intérêt pour le monde, ouvrant la voie au fleuve de boue de l’occultisme. Même Jung, a reconnu que le terme de psychanalyse appartenait au freudisme, et que pour ses propres travaux il ne faisait plus usage de ce terme.
Non Freud n’a pas inventé l’Oedipe, il l’a emprunté à la mythologie (en connaissance de cause). Mais au moins Lévi-Strauss, dont vous ne pouvez pas contester qu’il s’y connait en mythe, affirme sans la moindre ambiguïté que Totem et tabou, est bien l’invention par Freud du seul mythe moderne.
Freud avait des difficulté avec sa famille. Pas plus ni moins que tout le monde. Il ne se cachait pas d’être un petit bourgeois pas à la page, ce qui ne l’empêchait pas de protester, contre ceux qui font toujours peser sur les épaules des plus démunis les charges du besoin en les exploitant.
Les nazis, ne s’y sont pas trompés, qui ont brûlé les livres de Freud en 1933.

Le crépuscule d’une idole : Commentaires raisonnés. Patrick Valas.
dimanche 16 octobre 2011 à 23h17 - par  Haesevoets Yves-Hiram

J’apprécie beaucoup la manière dont vous démontez l’argumentation frauduleuse d’Onfray,… et je partage entièrement votre analyse critique. Si l’homme Freud n’était pas parfait, il nous a offert une éthique du sujet et l’idée que le psychisme est aménageable suivant les vicissitudes de l’existence. Freud se considérait lui-même comme une neurasthénique,…. sa pensée parfois mal ajustée est aujourd’hui universelle et nous conduit à réfléchir aussi sur le freudisme !
Yves-Hiram Haesevoets
psychanalyste

Le crépuscule d’une idole : Commentaires raisonnés. Patrick Valas.
mardi 15 juin 2010 à 08h31 - par  Lucho

Onfray est un vrai bol d’oxygène au milieu de ces spécialistes opaques de Freud.

Merci Michel de dézinguer des vaches sacrées.

Site web : Merci Michel
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Le crépuscule d’une idole : Commentaires raisonnés. Patrick Valas.
dimanche 30 mai 2010 à 16h50 - par  P. Valas

Pour en finir avec Onfray, par Christian Dubuis Santini (dézingueur graphique :)

La dernière publication du culturiste médiatique Michel Onfray a provoqué une avalanche de pixels.

De quoi Onfray, l’homme-aura, est-il le symptôme ?

Les psychanalystes sont montés au créneau, les journalistes ont nourri le feu, l’éditeur s’est frotté les mains.

Pourquoi la psychanalyse se trouve-t-elle aujourd’hui signifiée par un interlocuteur aussi insignifiant que Monsieur Onfray ?

Que sont les psychanalystes devenus pour avoir à répondre de leur pratique et de leur clinique au sophiste auto-proclamé nietzschéen, hédoniste et prônant un « érotisme solaire » ?

Une réponse s’impose : la psychanalyse s’est convoquée elle-même à répondre de son sujet.

Qu’est-ce que le sujet de la psychanalyse ?

Le sujet de la psychanalyse se donne dans la formule lacanienne : « Qu’on dise reste oublié derrière ce qui se dit dans ce qui s’entend. »

• « ce qui s’entend » : quelque chose se donne à entendre, simple bruissement de la langue peut-être, pré-supposant néanmoins un sujet, un sujet de l’entente, si ce n’est de l’entendement.

• derrière « ce qui se dit » : ce qui se dit c’est l’énoncé, la forme du propos, quelque chose se dit, s’énonce, sous cette forme-là précisément, et qui suppose à son tour un sujet de l’énonciation, qui parle.

• « qu’on dise » : voici le sujet « qu’on » si l’on peut dire, celui qui reste oublié, le « qu’on » de l’histoire, le sujet de l’énonciation.

Toute la psychanalyse tient là-dessus.
Et sur l’objet petit « a » qui lui est indissociable.

En deçà de ces questions : sujet (de l’énonciation) et objet (petit « a ») c’est simple, la psychanalyse en tant que théorie n’est pas abordée.

« Qu’on » blablate, « qu’on » tchatche, « qu’on » voicigalateparimatche, est précisément le plus sûr moyen pour le sujet postmoderne d’éviter sa confrontation avec la théorie psychanalytique.

L’invention de la psychanalyse peut se résumer en une formule : « wo es war soll ich werden ». Cette formule qui signe le génie freudien pose la question du sujet restée en souffrance depuis le cogito cartésien : qui est « je » ?

Je est un autre.

En souffrance comme une lettre est dite « en souffrance ».

Je doi(t)(s) advenir.
Je peu(t)(x) advenir car une place lui est de tout temps ménagée, par le « ça » qui en jouit.

La jouissance de l’idiot Onfray occupe la place du sujet de la psychanalyse.

Comment s’en étonner quand certains psychanalystes eux-mêmes font le je(u) d’Onfray ?

La psychanalyse comme l’art ou la philosophie (authentique) est avant tout quête de vérité.

Et la vérité ne prend pas son statut de la certitude du vrai d’un quelconque énoncé, mais de la certitude des conséquences à venir pour le sujet qui l’énonce.

Quelle est donc la vérité d’Onfray ? Il suffit d’inverser le titre de son « pamphlet » : Onfray est l’idole d’un crépuscule.

La civilisation occidentale atteint sa phase crépusculaire, conformément aux prophéties de Nietzsche qui en avait souligné l’inéluctable par la progressive prise de pouvoir des « médiocres » colonisant toutes les sphères de l’activité humaine, y compris celles de l’art et de la pensée. (c’est bien la seule légitimité « nietzschéenne » dont peut se prévaloir le médiocre Onfray…)

Pour percevoir le déclin de cette civilisation, et le crépuscule de la raison qui la fonde, encore faut-il se souvenir que sa naissance en Grèce il y a deux mille cinq cents ans, fut l’effet d’une bascule du statut de la « parole », du « mythos » au « logos » (les deux mots signifiant parole) ouvrant ainsi la voie d’une pensée rigoureuse, structurante, précise, condition sine qua non de l’invention démocratique, et partant du Politique.

Aujourd’hui la structure, la rigueur et la précision du logos visant le Réel sont ensevelis par des flots d’images. La réalité virtuelle fait directement écran au Réel qui en constitue le point aveugle.

Internet a inauguré un nouvel espace mythologique, et le mouvement de balancier change de sens, le logos comme parole et pensée ouvre désormais l’espace aux nouveaux mythologèmes de la réalité digitalisée.

Est-ce bon, est-ce mauvais ?

Cela dépend en grande partie de la conscience portée aux images, car l’image peut aussi se constituer en langage, avec sa grammaire et sa syntaxe propres déployées dans l’espace, en contrepoint au déploiement temporel de la parole.

La théorie psychanalytique construite sur le rébus du rêve est donc loin d’être dépassée, son grand midi (dans notre mi-dit) arrive au contraire, la survenue des nouveaux mythes forçant le sujet de la post-modernité à questionner son désir dans la réalité virtuelle où il se trouve de facto immergé.

C’est pourquoi en ces temps troublés où la théorie psychanalytique est déclarée obsolète par les neuro-sciences, où le capitalisme technicisé fait apparaître la philosophie de Kant, Hegel ou Marx comme des antiquités dépassées, nous réaffirmons au contraire la profonde solidarité des arts visuels avec cette forme de pensée.

Ainsi parlait Nietzsche : « Penser au stade primitif (pré-organique), c’est réaliser des formes, comme des cristaux. Dans notre pensée, l’essentiel consiste à intégrer les données nouvelles dans les schèmes anciens (= lit de Procuste), à réduire la nouveauté à l’identité. » (in La volonté de puissance, Tel Gallimard, aphorisme 57, p 238-239)

Le crépuscule d’une idole : Commentaires raisonnés. Patrick Valas.
jeudi 20 mai 2010 à 14h46 - par  muriel Teodori

Il y a une générosité des
informations, de la manière de les transmettre sans prétention et avec
un sérieux sans idolatrie, parcourant tout ce site, d’ailleurs.
Bravo pour un tel travail , une telle constance et en plus , une telle justesse
de ton
Encore !
Muriel teodori

Site web : ce site
Le crépuscule d’une idole : Commentaires raisonnés. Patrick Valas.
samedi 8 mai 2010 à 16h27 - par  OrangeOrange

Michel Onfray, de quel « Travail » s’agit-il ? C’est la question-débat de Politeia vue sur Pnyx.com ( les détails et l’article ) Le « Travail » d’un philosophe, d’un historien, d’un psychanalyste critique de l’analyse, d’un polémiste moraliste déboulonneur d’un mythe ?

Site web : Pnyx
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Le crépuscule d’une idole : Commentaires raisonnés. Patrick Valas.
samedi 1er mai 2010 à 09h57 - par  P. Valas

Envoi de Nadine Zaoui, le 1e mai 2010 :

A ceux qui fantasment depuis des décennies de nous convier à la veilléemortuaire du père de la psychanalyse, et de sa méthode d’approche sans précédent du psychisme humain dans ses rapports avec l’inconscient, Freud répond avec une perspicacité d’une actualité confondante :

[Au cours des dernières années, j’ai pu lire peut-être une douzaine de
fois, dans les rapports de délibérations de certains congrès et des
sessions de certaines sociétés scientifiques, ou dans les compte-rendus
de certaines publications, que la psychanalyse était à présent morte,
qu’elle était définitivement dépassée et éliminée. La réponse
aurait pu ressembler au télégramme que Mark Twain adressa au journal qui avait annoncé la fausse nouvelle de sa mort : «  Information de mon décès très exagérée  ». Après chacun de ces avis mortuaires, la psychanalyse a gagné de nouveaux partisans et collaborateurs ou s’est créé de nouveaux organes.
Etre déclaré mort valait quand même mieux que de se heurter à un silence de mort…]

(Freud, 1914, Sur l’histoire du mouvement psychanalytique, Gallimard, Folio Essais, 2010, page 64)

Le crépuscule d’une idole : Commentaires raisonnés. Patrick Valas.
jeudi 29 avril 2010 à 11h44 - par  nicolas vallée

Allez, une note positive…
Comme le titrait un quotidien national : « Onfray tue le père de la psychanalyse ».
Mais n’est-ce pas de lui tendre l’arme que de lui faire autant de polémique ? Je sais, vous seriez capable de répondre : « Mais je suis obligé de l’pointer ! »
Seulement, tous les ans une ’andouille’, car à ce niveau il s’agît bien d’amuse bouche rien de plus, croit bon de se faire de la pub sur le dos de la psychanalyse.
Ça prouve une chose c’est qu’elle est loin d’être morte.
Ainsi, aussi vrai que le chien grogne tandis que passe le serin, le soufflé de Onfray dégonfle ses chevilles. Il n’y en aura bientôt plus trace dans un déjà proche : « Michel qui dîtes-vous…? »

Enfin un article raisonné !
vendredi 23 avril 2010 à 20h58 - par  Jacques Maisonneuve

Merci.
Je dois reconnaître que bien qu’écrit sur un tout autre ton, j’ai eu aussi bien du plaisir à lire celui dont je vous mets le lien ci-dessous.
Cordialement,
JM

http://cdsonline.blog.lemonde.fr/20…

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Onfray, Miller, BHL, « philosophes » d’opinion, même combat.
lundi 19 avril 2010 à 17h13 - par  P. Valas

X ? Y ? Z ? :

Vous me mettez souvent des commentaires diversement valables.

Parfois élogieux, parfois très orduriers, parfois justes.

Je ne valide que les commentaires signés d’un Nom propre, avec une adresse mail, qui ne soit pas bidon.

Patrick Valas

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mardi 24 avril 2012 à 19h05 - par  P. Valas

« Qui aura la naïveté encore de s’en tenir, quant à Freud, à cette figure de bourgeois rangé de Vienne, qui stupéfia son visiteur André Breton de ne s’auréoler d’aucune hantise de Ménades ? Maintenant que nous en savons plus que l’œuvre, n’y reconnaîtrons-nous pas un fleuve de feu, qui ne doit rien à la rivière artificielle de François Mauriac ?

Qui mieux que lui avouant ses rêves, a su filer la corde où glisse l’anneau qui nous unit à l’être, et faire luire entre les mains fermées qui se le passent au jeu du furet de la passion humaine, son bref éclat ?

Qui a grondé comme cet homme de cabinet contre l’accaparement de la jouissance par ceux qui accumulent sur les épaules des autres les charges du besoin ?

Qui a interrogé aussi intrépidement que ce clinicien attaché au terre-à-terre de la souffrance, la vie sur son sens, et non pour dire qu’elle n’en a pas, façon commode de s’en laver les mains, mais qu’elle n’en a qu’un, où le désir est porté par la mort ? »

É. : La direction de la cure, p. 642.

samedi 24 mars 2012 à 12h05 - par  Constant G.

Oui, monsieur Valas, vous avez bien compris. Je vous suggérais juste de lui faire la proposition. Un média (qui peut bien être une université) se chargerait avec plaisir de vous accueillir.
Bien entendu l’objet de votre échange serait tout à fait limité au domaine de compétence qui est le vôtre (et qu’Onfray semble manifestement avoir profané). Il ne s’agit aucunement de vous exposer à sa vaste culture. (Ce dernier temps, il parle de Camus, ca ne doit pas trop vous intéresser).
Vous pourriez donc tout à fait bien parler de « son Freud ». J’ai remarqué très curieusement, que même sur ce terrain là, il y a très peu de psy sur sa route pour lui opposer des arguments raisonnés comme vous essayez seul dans votre coin de le faire. C’est très facilement qu’ils y vont avec de l’insulte (quelqu’un parlait du désir de puer…), de la colère (qui est une demi folie), … bref de tout sauf du rationnel. J’avoue que tout ceci m’avait laissé un arrière gout amer de votre « science » (psychanalyse).
Je reste très certain qu’Onfray apprécierait fort d’avoir un interlocuteur en face, prêt à convaincre et non, imbu de son statut de psy, veut à tout prix, vaincre pour au final perdre la face …
Bien à vous,
Constant

Logo de Constant G.
mercredi 21 mars 2012 à 21h26 - par  P. Valas

Pourquoi ? Vous voulez organiser un débat entre Onfray et moi-même sur son Freud ?
Pour ce qu’il dit dans d’autres disciplines, je ne suis pas comptétent.

mardi 20 mars 2012 à 14h33 - par  Dr Constant Galant

Bonjour,
Il m’arrive de passer un petit moment sur votre site. J’y trouve certes des choses intéressantes mais le nom de Lacan n’y revient-il pas très (trop) souvent ? Arrivez-vous encore à penser par vous même ? J’espère qu’outre tombe (où il est), il ne doit pas être très content… pour mériter la considération que je lui porte. L’aviez-vous tant apprécié (idéalisé ?) après sa mort ? Sinon, j’aurais bien voulu vous voir en sa « compagnie ».
Pour revenir à Freud et à l’ouvrage dont question, je vous félicite sincèrement de l’effort que vous aviez fait AU DEBUT de répondre de manière raisonnée. Le débat ne s’en est trouvé qu’enrichi. Le seul (petit ou gros ?) problème est que vous n’aviez pas encore acheté le livre que vous critiquiez (j’évite de dire que vous ne l’aviez pas encore lu). Heureusement que vous ne le cachez pas : L’analyse d’un livre de plus de 600 pages ne peut se limiter à la lecture de la SEULE quatrième page de couverture. Désolé, de vous le rappeler. Néanmoins et très sincèrement, pour la grosse part que vous aviez lue, vos commentaires n’étaient pas tout à fait gauches. C’est donc à votre honneur.
Pour finir, je puis compter sur votre âge (=sagesse ?) et votre compétence pour me trouver un seul psy (à part, bien entendu, Boris Cyrulnik) qui puisse parler de Michel Onfray sans verser dans l’injure plate ? J’aurais aussi suggéré, vu votre compétence sur le sujet, que vous organisiez un débat avec l’homme que plusieurs psy essayent d’abattre sans jamais avoir le courage de rencontrer. Chacun y va souvent de son petit blog, de son petit commentaire du commentaire du commentaire… Franchement vous me semblez à la hauteur de ce qui est pour beaucoup une mission suicide.
Un des rares qui me semble avoir fait preuve de courage exceptionnel, n’avait malheureusement pas (à mes yeux) été à la hauteur. Lors de ce qui aurait dû être un débat, soit il lisait (aucune spontanéité !) soit il gueulait, cigare dans la bouche, doigt en l’air (se pensant devant sa femme ou les membres de sa fameuse école). Je parle de Jacques- Alain Miller. Manifestement, il a besoin d’une séance supplémentaire d’analyse pour retrouver son sang froid… On n’en fait jamais assez, j’ai compris…
S’il vous plait, voudriez-vous ne pas nous laisser penser qu’il n’y a pas un seul analyste (freudien ou lacanien, peu m’importe) qui puisse « tenir tête à Onfray » ?
P.S. : L’exercice ne pourra pas du tout marcher (à mon sens) si vous ne vous tapez pas les 600 pages d’Onfray, quelle que soit la douleur que éprouveriez.
Bien à vous,
Constant Galant
Dr en Psychologie Sociale.

mardi 20 septembre 2011 à 19h01

M. Valas,
je m’aperçois que mes commentaires sont à la suite de votre texte sur le livre d’Onfray. C’est une erreur, il devait faire suite au texte sur C.Soler « l’inconscient réinventé » ou de « Qui a peur de Jacques-Alain Miller ? ».

Merci, s’il vous plait, de corriger ou d’effacer si ce n’est pas possible.

vincesud

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