Jean-François Chabaud, le noeud du fantasme avec Henri Cartan


Document du vendredi 11 décembre 2015
Article mis à jour le 14 mai 2016
par  P. Valas

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http://jeanfrancoischabaud.com/

 

JEAN-FRANÇOIS CHABAUD (1936-2001), psychanalyste, topologie et peintre.  

Élève de Jacques Lacan  

Élève de Jacques Lacan, Jean-François Chabaud est connu dés 1960, aux côtés d’artistes comme Fontana, Yves Klein, Tapiès, Torregrossa avec qui son travail sera exposé.

Ses œuvres seront par ailleurs exposées à Turin, New-York, au Japon…   

Après sa rencontre dans les années 1970 avec la psychanalyse et Jacques Lacan – dont il fut l’un des derniers élèves – il deviendra psychanalyste sans cesser de produire écrits, sculptures, peintures et installations. 

J.F. Chabaud, topologie procèdera à la monstration non algébrique…  

J.F. Chabaud, topologue procèdera à la monstration non algébrique de l’interchangeabilité des consistances de la chaîne de J.H.C . Whitehead, appelée ainsi dans l’aire mathématique et Nœud dit du fantasme pour la psychanalyse, nouant le désir et l’objet qui le cause, en référence au séminaire Encore de J. Lacan.

Henri Cartan, de l’Académie des sciences, co-fondateur de N. Bourbaki, a contribué à…  

Henri Cartan, de l’Académie des sciences, co-fondateur de N. Bourbaki, a contribué à ce travail avec deux réflexions : il augmente cette monstration de sa propre présentation et traite de l’orientation des consistances.

La passe de l’analysant,à l’analyste  

Ce travail singulier situé à l’entre-deux des discours tente de faire toucher au public, par l’exposition d’une cinquantaine de modèles tridimensionnels en transformation progressive permettant de montrer l’interchangeabilité des consistances, c’est-à-dire pour la psychanalyse la question du passage du psychanalysant au psychanalyste et de la formation du psychanalyste, désignée par Lacan par le terme de « la passe » dans son texte de la  Proposition pour l’Ecole  du 09/10/1967 et qu’il reprendra dans son séminaire «  Encore » ( éd. du Seuil, 1975).

Jean-François Chabaud présentera sa monstration topologique conjointement avec Le Professeur Henri Cartan   

Jean-François Chabaud présentera sa monstration topologique conjointement avec Le Professeur Henri Cartan en 1986-1987 au Palais de la Découverte à Paris, et en 1988 au Deutsches Museum, Musée des Sciences et des Techniques de Munich.

Il fera ainsi entrer la psychanalyse lacanienne dans ces espaces dédiés à la science.  

L’auteur fera ainsi entrer la psychanalyse lacanienne dans ces espaces dédiés à la science.
 
Cette œuvre originale et innovante ne sera pas sans s’accompagner d’un travail de parole et d’écriture mené tant dans son ouvrage « Le Nœud dit du fantasme » (Ed Weber, Suisse, 1984) que dans son séminaire « Le noyau du regard sous titré Liecture » qu’il tiendra pendant une dizaine d’années en Sorbonne-nouvelle (1992-2001). 

Il y a une cohérence dans le travail de J F. Chabaud tant au niveau de sa peinture, où il est question d’information, interrogeant déjà le langage, sa polysémie, ses codes à travers sa peinture électronique, qu’au niveau de la psychanalyse et la topologie, qu’il va décliner à plusieurs dimensions avec d’une part sa monstration de l’interchangeabilité de la chaîne de Whitehead en l’exposant sous une forme d’objets tridimensionnels que le Palais de la Découverte qualifiera de  Première mondiale en matière de diffusion scientifique , puis d’autre part avec ses sculptures et ses dessins topologiques, qui sont, eux, du côté de l’empreinte et de la trace.

Cette cohérence se retrouve au niveau des avancées qu’il présente dans ses séminaires au cours desquels il va aborder parmi de nombreux thèmes notamment la question de l’équivoque visuelle et des contours du réel.

Ainsi il montra avec l’équivoque visuelle combien nous sommes assujettis aux images que nous retrouvons à l’identique à travers l’espace et le temps, images débarrassées du sens, qui se répètent à notre insu dans des champs hétérogènes tant dans les représentations religieuses que dans l’industrie ou les sciences les plus actuelles.

Les invariants iconiques   

Il va les nommer invariants iconiques.

L’auteur va également explorer les contours du réel par l’approche de l’œuvre d’art, du fantasme et de la science, tous thèmes qui sont aujourd’hui d’actualité et au cœur des débats du champ analytique et bien au- delà.

Permettre à quiconque d’accéder à cette œuvre, et ainsi de se saisir, pour les explorer, des trouvailles et  chemins de traverse qui s’y parcourent est le souhait des créatrices de ce site, afin que ce travail, riche et complexe essaime Encore et fasse rencontre au un par un avec ses lecteurs.

Aspasie Bali, psychanalyste
Fanny Emilie Jeandel, psychanalyste

Le Noyau du Regard  

 

 Ce travail, par sa dimension heuristique, nous offre de nombreuses trouvailles, il
ouvre de multiples pistes de réflexion dans des champs divers, et nous livre une perspective inattendue de notre regard de parlêtre sur le monde que nous habitons – il est celui d’un psychanalyste traversé par la question du scopique, du réel et du temps.

Astasie Bali, Préface du Noyau du Regard. 
 

 
 
Nos remerciements vont à Patrick Valas pour la diffusion du travail de Jean-François Chabaud,
à Jeanette Zwingenberger, historienne de l’art, pour sa collaboration.
Que Marie-Hélène Chabaud soit remerciée pour avoir autorisé la création de ce site ainsi que Joëlle Florès et Hernando Montoya pour son assistance technique à sa réalisation.


Jean-Fançois Chabaud

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