Patrick Valas, La psychanalyse n’est pas un « Pan-sexualisme »


Document du dimanche 25 novembre 2018

par  P. Valas

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L’a-SEXE.

Contrairement à ce que véhicule le discours universitaire, la psychanalyse n’est pas un pansexualisme, c’est même le contraire.

La chose freudienne sa vérité a pour propriété d’être « asexuée ».  

Le sexe n’est pas tout et si le tout (la co-nnaissance qui est une élucubration copulatoire), vient à sa place, cela ne veut pas dire du tout que cette place soit celle du tout.

Le tout l’usurpe en faisant croire que lui le tout de la connaissance vient du sexe.  

C’est pourquoi Lacan peut dire « il n’y a pas de rapport sexuel », autrement dit pas de rapport sur le sexe qui puisse s’écrire.
Il distingue ainsi le savoir de la connaissance.

« Il n’y a pas de rapport sexuel ».  

La « sexualité » Freud, l’écrira elle n’a pas de norme ce à quoi parent les normes sociales.
Pour en saisir le vif, Lacan l’écrit « l’a-sexualité », en référence à l’objet a, de consistance logique ce qui l’isole en y faisant surgir des difficultés singulières et d’étranges paradoxes.

Lacan l’écrit « l’a-sexualité ».  

Pas de tout, il y a de l’exception, de l’indémontrable, de l’indécidable et de l’impossible à savoir qui ne relèvent pas seulement du théorème de Gödel.
La jouissance est inter-dite au sujet ($), pas de sujet de la jouissance.

JE suis à la place d’où se vocifère que la jouissance est un défaut dans la pureté du non-être.  

Pour le parlêtre, dont les modalités de la jouissance sont multiples, la jouissance est impossible à négativer.

Ce schéma de JL est extrait de la leçon du 19 mais 1965, in Les problèmes cruciaux de la psychanalyse
Schéma de Staferla