Jacques Lacan, Les non-dupes errent (1973-1974)


Document du mercredi 11 avril 2012

par  P. Valas

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Jacques Lacan, Les non-dupes errent
 
Nouvelle transription Staferla, Les non-dupes errent, livre XXI
 

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Jacques Lacan, Les non-dupes errent
vendredi 30 décembre 2011 à 17h45 - par  jocelyne Arnoux

les non dupes errent et parfois se perdent, histoire d’un analyste Français en pays Martinique. Psychologue clinicienne et Lacanienne par jouissance, je me suis souv ent méfiée des chapelles où des messes basses entretiennent les secrets, et où le prêtre est un gourou ; je n’ai donc pas fréquenté les séminaires de Charles Melman.
Le dernier séminaire s’ouvrait sur la création et présentation d’une école,« l’école Lacanienne Antillaise, » sur le lien social. De quoi me plaire, de plus cela débutait à l’Université par un exposé d’un linguiste brillant Monsieur Jean Bernabé créolophone participant depuis de nombreuses années à la recherche sur le créole . J’ai prolongé ectte journée a l’université gratuite en m’inscrivant aux jounées d’études encouragée par mon amie Jeanne Wiltord, martiniquaise et psychanalyste en France. Je me suis dit école veut dire enseignement, recherche et interrogeant nos inconscients collectifs peut-être allons nous introduire une analyse de la violence sociétale chez nous laissée aux seuls sociologues, anthroipologues et politiques .
Ma première « contestation » au Maître fut de lui dire qu’employer le mot « métropole » au lieu de France n’était pas neutre en psychanalyse, cela induisait une relation à l’Autre de domination relayant les vieux concepts chers à la colonisation , ce que, depuis quelques années nous critiquons dans la reconnaissance de notre identité Caraibéenne. Cherles Melman l’a fort mal pris, courroucé il a maintenu le mot « métropole » parlant de la France et qu’il n,’y avait pas à en discuter, dont acte ! j’ai dit que je n’étais pas d’accord , mais soutenu par sa cour la discussion était impossible, soit, métropole , erre-t-il ? et en quels lieux de l’imaginaire ? du réel ? du symbolique ?
Deuxième « contestation » il parle du créole et du français en terme de diglossie dans une présentation longue et ennuyeuse et déréelle . Je lui fais aussi remarquer que nous, Antillais, n’avons pas de problème entre le créole et le français, nosu parlons spontanément les deux langiues selon les lieux, les gens, les occsions, notre hueur, bref nous sommes bilingues et heureux de l’être. La aussi réponse courroucée du Maître qui n’erre pas mais se terre en ces lieux de savoir=pouvoir= pensée paranoÏaque d’une sur détermination du MOI, la aussi longue disgression ennuyeuse ,i l s’écoute parler, je lis en douce un livre de LACAN que j’adore « je parle aux murs »
Le dernier jour de cloture du dit séminaire ennuyeux en tous points, le Maître Melman dit d’une voix forte et courroucée qu’il à a dire des choses désagréables à certaines personnes- me regardant- et entre autre à Jean Bernabé qui aurait fui le champ de la discorde car il l’ aurait prévenu et il est parti- oh il n’a pas attendu la badine du Maître sur le dos de l’insolence , tout le monde d’excuser l’absent, c’est dimanche, il a de la famille … j’ai décidé de lire Lacan de plus en plus mur, non des lamentations mais du refus d’entendre quand l’Autre
parle) . Mais il faut entendre et il reprend« je parle bien de métropole et du créole comme patois francisé » je ferme Lacan, je me lève et pars« BON-SOIRRRRRRRRRRRRRRRRR MA-èDAMMMMMMMMMM » j’interroge l’errant psychanalyste , lequel erre dans ses non sens, véritable exemple de noeud Boroméen , il erre fermé dans une pensée toute puissante d’un moi hypertrophié paranoîaque !!! au revoir vous m’ennuyez
Qui est >Charles  ? oui bien sur, il le serait s’il sortait de sa chapelle, ne serait-ce d’oser dire en tout autre lieu « le créole est un patois francisé » ce qui est faire insulte à cette langue, parlée par des milliers de personnes dans le monde, enseignée, reconnue.
Alors oui,Monsieur Charles Melman est un analyste errant dans une pensée de domination , d’assertions, de déni de l’Autre , est-ce cela la pensée Lacanienne ?
je parle aux murs disait Lacan dans son séminaire s’adressant à des psychanystes et par dérision qu’ils comprennent ou non ,je parle aux murs

mardi 17 avril 2012 à 14h31 - par  inès de luna

Merci pour cette transcription, merci aussi à Jocelyne Arnoux, pour sa belle et forte incantation à travers les murs - en une lettre elle m’a fait voyager dans un séminaire où elle s’est ennuyée et cet ennui devient passionnant par ce qu’elle en dit et fait d’autre, sa pensée non coupée des émotions, des langues, du verbe, de la poésie.
Les questions politiques abordées ainsi, dans leur le concret d’une distance prise d’avec les impasses des fonctionnements gouroutiques rétro métro, métro boulot dodo
en ces heures si violentes en France où les menaces racistes ne sont pas que menaces mais bien lignes de démarcation sur les quelles, contre lesquelles, et plus encore à travers lesquelles, le cas échéant, et à partir d’ailleurs, de plus vastes territoires que ces frontières récurrentes des coloniales distributions, des résistances sont à construites, pour lier et délier un vivre ensemble urgent, avec des limites posées plus juste, juste comme en musique les harmoniques se déploient sont choisies, se chantent

j’ai été libraire en sc humaines et en pscychanalayse 15 ans
dans les deux meilleures librairies de Paris liée à ces domaines

J’ai un temps rencontré ainsi, par le bord modeste et très intéressant d’un travail que j ’aimais d’un travail assez difficile qui m’avait entre autres ramenée à la lecture, à l’étude,

à l’observation hors séminaires et cabinets de beaucoup de psy
et aussi en séminaire

ce qui était extraordinaire c’était les transversalités dans les rencontres, les mouvements de pensée, les présences en actes d’une humanité
et pas une fois, bien sûr, je n’ai rencontré en verticalité installée un groupe brillant en lui-même
mais bien dans les inter textes, les positions confrontées,
dès lors que l’impossibilité de dire, d’être entendu, était prégnante, évidemment, apparaissaient les mêmes phénomènes que ceux « décrits », traversés, refusés, pétris par Jocelyne Arnoux : déjà à l’œuvre le diktat sans intérêt, étalé nu dans ses pauvres enjeux d’un pouvoir non partagé

Inès de Luna

Site web : inès de Luna
Jacques Lacan, Les non-dupes errent
jeudi 29 décembre 2011 à 13h51 - par  daniel demey

Cher Patrick.
Je sais bien que vous n’en n’avez rien à fiche, mais on vous dressera bientôt un monument, pour tout le travail si généreusement accompli, si ouvertement rendu accessible à tous. Merci pour ce partage du trésor de la langue, pour la psychanalyse rendue à quiconque veut bien la trou(v)er. Fraternellement

Daniel

Jacques Lacan, Les non-dupes errent
jeudi 29 décembre 2011 à 10h42 - par  francis ancibure

Cher Patrick Valas,
Une fois encore merci pour cette transcription.
Francis Ancibure

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