Patrick Valas, séminaire 2016 : Ici vient quiconque


Document du jeudi 28 janvier 2016
Article mis à jour le 11 juin 2016
par  P. Valas

Patrick Valas, séminaire 2016 : Ici vient quiconque

1e séance : La théorie des 4 discours + 1 de Lacan est-elle devenue un moulin vent ?

Leçon du 10 janvier 2016 (mise en ligne par Pauline Luvchenko) :
La caméra ayant été mal positionnée on ne verra les schémas commentés qu’à partir de 25 minutes, mais ils seront repris chacun et depliès avec soin tout le temps du séminaire.

Veuillez m’en excuser, les schémas dont je parle au début sont les suivants :

a) JPEG - 459.9 ko

b) JPEG - 159 ko

c) JPEG - 1.2 Mo

d) JPEG - 29.2 ko

1e séance 10 janvier 2016 :
Vidéo, https://youtu.be/QMlAKhK5FGU

2e séance 14 février 2016 : Discours et sexuation.

Patrick Valas, séminaire 2016, Ici vient quiconque.

Introduction au nouage des quanteurs de la sexuation à la théorie des 4 discours .
Une redistribution nouvelle de la jouissance dans les liens sociaux en résulterait-elle ?
Lacan le souhaitait pour renouveler le fonctionnement de son École.

Vidéo, https://youtu.be/c0vVCuRH0Bs

3e séance 13 mars 2016 : de l’oral à l’écrit avec Lacan :

Vidéo, https://www.youtube.com/watch?v=6Y2...

Le séminaire se tient au 118 rue d’Assas Paris 7506.

La prochaine séance se tiendra ! la même adresse, le dimanche 13 mars de 12h. à 13h. 30

DATE DES PROCHAINS Séances du séminaire :

En raison des vacances de Pâques le séminaire du 10 avril 2016 sera annulé.

Prochain séminaire le 22 mai de 12h.h à 13 h.30

Pas de séance en juin 2016

Le séminaire reprendra en septembre


Commentaires  forum ferme

Patrick Valas, séminaire 2016 : Ici vient quiconque
lundi 30 mai 2016 à 11h43 - par  GARIBALDI

Bonjour Patrick

Merci pour « ici viens quiconque »
et non « ici viens King Kong »
A bientôt pour le Séminaire du 22 Mai 2016.

Yveline Garibaldi

Patrick Valas, séminaire 2016 : Ici vient quiconque
jeudi 12 mai 2016 à 07h30 - par  Claude Dezothez

Bonjour et bonnes vacances Patrick, cette vacance est trop long, vous lyre me manque !

Patrick Valas, séminaire 2016 : Ici vient quiconque
dimanche 20 mars 2016 à 12h22 - par  J.P.Mestres

A P. Valas

L’intérêt de la psychanalyse depuis Freud, qui en avait ouvert la voie, y sera bien le nouage qu’elle opérera comme jamais jusqu’alors cela n’avait été fait, le nouage des problèmes de logique en y apportant ce qui en était comme le principe de toutes les ambiguïtés qui s’en étaient développées dans le sillage de son histoire, en y impliquant non pas une « théorie du sujet », mais le logique de celui-ci.
Cette implication ni sera pas une mince affaire et il ne sera pas facile de ne pas retomber dans la fange logicienne ordinaire. Et si ce sera bien d’une nécessité de discours que l’objet de la logique viendra à se produire, ce sera aussi bien des impasses de celle-ci que l’impossible en viendra, lui, à s’affirmer.
Quelque part, J. Lacan avancera que la logique ce sera toujours un peu « bêta », mais aussi que si on ne pousse pas le « bébête » de celle-ci jusqu’à sa racine, on aura de fortes chances de retomber dans la connerie ou plutôt, pourquoi pas, dans « lacannerie ».

Bien à vous.

J.P.M

Logo de fernando mora rivera
Patrick Valas, séminaire 2016 : Ici vient quiconque
mardi 1er mars 2016 à 22h18 - par  fernando mora rivera

hace poco leia un articulo de richard abidon la bolsa o la vida donde cita la frase de lacan donde dice que la unica resistencia que existe es la del analista. abidon es un gran topologo no tan ortodoxo como vappereau ni tan milleriano como lafont y compania aun a manera muy nihilista.plantea preguntas y no respuestas ubicandonos mas alla del bien o del mal lacaniano. quienes somos simples incautos que un dia llegamos ante el oraculo delfos cuando la respuesta estaba inscrita en nuestras espaldas nadie puede estar en un asunto si antes haber puesto sus manos sobre eso dice el craneo y hay cosa que si no de sabe es mejor callar pero el analista asume el riesgo de ser califa de bagdad sigue la trama hasta que sherezada decida callar.
se orienta en el laberinto aun a cuentas de no ver nunca itaca y que penelope no sea penelope. errantas erados desorientados como unica brujula de ua topologia que no es piedra de roseta ni jeroglifico ni esfinge.

Site web : qui etes vous
Patrick Valas, séminaire 2016 : Ici vient quiconque
jeudi 28 janvier 2016 à 19h58 - par  Daniel Pendanx

Patrick,
Ta notation, dans le cours de ton propos, sur la façon dont tu t’employais avec tes collègues dans le CMPP où tu as exercé autrefois, à maintenir l’écart et les limites de discours entre l’école et l’espace que vous souteniez ainsi pour l’enfant et sa famille – ce que j’appelle aussi l’espace de séparation, sur quoi j’ai beaucoup insisté, en particulier dans le début de mon texte, « L’impératif généalogique et la question du sexe, aujourd’hui », publié dans la belle revue Conférences – pourrait passer pour anodine, seconde. Je crois tout au contraire qu’elle est centrale, et engage un problème clef : celui, comme n’a cessé de le rabâcher, dans un quasi désert, mon cher Legendre, de « faire admettre la division des champs et des discours, la portée d’humanisation de cette division, sans laquelle s’anéantit l’image du Père dans la culture. » (Les enfants du Texte, p. 417)

Cette distinction des champs et des places de discours, impliquant leur délimitation, leur limitation (ce qui nous renvoie, face au Réel, aux limites de la science comme aux limites du droit, etc.), autrement dit le fait que nul discours ne puisse prétendre se tenir du lieu, au lieu de l’Autre, comme Le discours de La Référence, engage aussi à distinguer les registres, le mode de nouage et le jeu des registres, du réel, de l’imaginaire et du symbolique.

Lacan, comme tu le déploies, c’est beaucoup employé à cela. Et je crois aussi, tu le relèves, que l’intention de la dissolution n’était pas sans rapport avec ce qu’il a perçu de cette confusion des registres et ce détournement des discours qui régnaient. Ce qui amène aussi, j’ai cité Althusser qui en eut la vision, à faire de la politique de la plus mauvaise manière…
Et c’est là qu’intervient également la question dogmatique, du Texte sans sujet, soit la dimension langagière proprement dite, la dimension disons enveloppante de tous les autres discours qu’est la dimension institutionnelle, la dimension de la base langagière et institutionnelle du sujet, soit la problématique de la Loi, avec sa dimension primordiale (à ne pas cliver du symbolique !) qu’est sous nos cieux la dimension juridique. En ce sens la question du droit, c’est-à-dire la façon – et je reprends là les termes de la remarque, les termes de l’intuition majeure de Lacan (qu’il n’a pas prolongée, c’est Legendre qui s’y est employé) au début de L’envers de la psychanalyse – dont « le droit a affaire, et au dernier point, avec la structure du discours », regarde, ô combien les psychanalystes… (« Si le droit, ce n’est pas ça, si ce n’est pas là que l’on touche comment le discours structure le monde réel, où sera-ce ? ».

Pour être peut-être plus précis on peut dire, aujourd’hui, si on prend acte du « pas de Legendre », si on en tire conséquences, que le droit a à voir avec la façon dont la limitation et la distinction des discours structure le réel… Dès lors on retrouve ce qu’il en est (ça restera je crois un axe majeur chez Lacan, jusqu’au bout) de la prévalence du symbolique, du déterminisme langagier pour l’être parlant, le sujet institué.
Quand la confusion des discours prend le pas c’est aussi la confusion des registres qui règnent, avec comme prévalence l’imaginaire, la logique du fantasme et le règne potentiel et parfois bien réel de la Reine de la nuit, de nos jours, La Femme n’est-ce pas…

Par exemple dans le cas de l’adoption, qui me semble une affaire de plus en plus maltraitée et pourtant si importante, culturellement et politiquement si importante [je suis heureux qu’un séminaire sur ce point se tienne à l’enseigne de l’EPHEP, bien que regrettant que jusqu’à présent Charles Melman et Nazir Hamad n’aient pas articulé leur réflexion à des travaux comme ceux d’Alexandra Papageorgiou-Legendre (CF. Filiation) ou au bouquin aussi de Levy-Soussan], si l’on ne distingue pas les discours et les registres (j’essaierai de montrer prochainement, dans un article qui paraîtra j’espère dans la livraison de septembre de la revue Empan, comment opère la liaison entre distinction des discours et distinction des registres), et bien on ne peut accepter de disjoindre la paternité de la génitalité, et faire prévaloir que pour l’adopté les deux images de mère et de père (celles de ses parents adoptifs, ses seuls parents en matière d’adoption plénière) sont aussi vraies que celles des parents ordinaires, et que c’est en s’établissant, se fondant sur ces images là, et donc sur ce que ces parents peuvent soutenir eux-mêmes de la représentation fondatrice (impliquant de soutenir, de façon certes toujours imparfaite, leur propre lien sexué, soit la logique du tiers exclu, exclu mais non pour autant détruit ou abandonné, rejeté) que l’enfant symbolise « l’origine », la scène originelle… Quand il y a confusion, in-délimitation des discours et des scènes, et bien les registres eux aussi se confusionnent, et la résultante en est par exemple pour cette affaire de l’adoption que bien de ces enfants sont fixés à « l’origine », dans ce fondamentalisme du fantasme, ce fondamentalisme soft, plus ou moins soft du « retour à l’origine »…

Ce fondamentalisme là, le nôtre assurément aussi, veut-on en savoir quelque chose ? Et comment ne pas saisir alors la subversion de la facture proprement symbolique, clinique du droit, la mise à mal de sa dimension tierce médiatrice de la relation du sujet à l’Autre, mais sur un autre plan du discours et de la parole que celui, non juridique, sur lequel opère la psychanalyse ?

Je n’ai cessé de m’interroger : comment et pourquoi des psychanalystes ne peuvent-ils voir ce qu’engagent non seulement ces législations démagogiques sur le nom, la filiation, le mariage, mais aussi toutes ses réglementations et montages institutionnels, toutes ces pratiques soit disant de « partenariat » ou « pluridisciplinaires », quant à la subversion du plus précieux, la subversion de cet écart, cet espace de séparation que tu évoques dans ton petit, mais néanmoins crucial exemple des rapports entre un cmpp et une école. Toute mon élaboration s’est faite à partir de tous ces « petits » exemples de mise à mal de l’espace de séparation, de l’espace tiers, à partir de quoi l’interprète, instrumentalisé, est ramené au plus bas et au plus « totalitaire » du commun…
Je te remercie de m’avoir donné l’occasion de cette brève et rude relance.
mes amitiés
Daniel Px

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