Baiser Ardent


Document du jeudi 11 octobre 2018
Article mis à jour le 1er octobre 2011
par  P. Valas

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Baiser ardent

Le corps parlant.
Soyez ignoble, (Lacan).

Il faut partir de ceci que le parlêtre (soit pour Lacan, l’individu qui a un corps, un nom et une histoire), dispose de nombreux signifiants, mais qu’il n’a qu’un corps.

Ce corps qu’il a et qu’il n’est pas, il a tout intérêt à en prendre soin, parce que, s’il fout le camp, alors tout fout le camp pour le sujet.

Pour ne rester que dans notre monde d’occidentés depuis l’antiquité jusqu’à nos jours, on peut dire que les humains ont toujours été préoccupés par leur corps.

Le sujet à peur à partir de son corps peut avancer la psychanalyse.

On peut lire dans Platon et tout spécialement dans le Banquet, ce grand texte sur l’amour, comment tous ces sujets diversement philosophâtes, se retrouvaient au Gymnase, où en continuant à deviser sur le sort des hommes, tout un chacun prenait tout particulièrement soin de son corps.

D’abord, pour qu’il soit vigoureux, cela allait de soit pour des hommes qui parfois devaient prendre les armes pour se défendre contre leurs ennemis. A cet égard dans le banquet on rend hommage au courage de Socrate au combat, qui se souciait aussi de sauver ses compagnons blessés.

Un corps vigoureux, tout le monde le sait est un beau corps.

Aussi bien prendre soin de son corps c’est vouloir qu’il soit beau. Pas forcément pour plaire à l’autre, mais pour soi-même. Pour jouir de ressentir sa consistance qui donne au sujet une plus grande assurance de lui-même dans son rapport au monde.

A cet égard Lacan ne manque pas de rappeler combien les Bains Romains, selon lui, c’étaient le Pom-pom. Des bains de jouissance tels, que si les romains « voyaient comment nous vivons aujourd’hui, ils seraient bouleversés d’horreur » (sic, Lacan).

La beauté ne se réduit pas à celle de son corps pour le trumain même s’il est le paradigme de sa représentation dans la peinture notamment. Les artistes les plus doués sont parfaitement capables de rendre la laideur d’un personnage encore plus belle que la beauté de l’Apollon du Belvédère. Cela tient à la magie du verbe et du pinceau.

Autrement dit, que le corps soit parlant, avant que d’être celui d’un sujet. C’est une affaire de réel.

J’ai une fois de plus observé comment un sujet peut devenir beau à mesure de ce qu’il profère comme désirant.

Soit ce qu’est le passant-analysant, comme Lacan l’était à son séminaire.

C’était à Toulouse, pour la passe avec l’École de Psychanalyse des Forums du Champ Lacanien.

Des sujets, analystes, analysants, passeurs ou passants, parlaient, j’insiste pour dire qu’ils parlaient vraiment, sans rester collés à la lecture de leurs écrits respectifs, de l’expérience qu’ils avaient de ce que nous appelons dans notre rude langage La Passe, qui est une sorte de traversée décidée, mais très acrobatique et même parfois un peu casse-gueule, de ce que Lacan a épingle de l’Entre-deux-morts (qui n’a rien à voir avec la dite petite-mort de l’après orgasme spécialement bouffonnant du mâle). Au fur et à mesure de leurs énonciations, ces sujets devenaient beaux. Colette Sepel faisait le même constat que moi.

Tout cela pour dire que la psychanalyse non seulement peut apporter la guérison, mais aussi la beauté, qui d’être la dernière barrière avant la mort, ne peut perdurer que si le sujet devenu analyste (je me limite à ce que je sais de ma pratique, il y a d’autres champs pour lesquels je n’ai rien à dire n’y étant pas compétent) ne s’abandonne pas au solde cynique de l’expérience analytique.

En effet l’Éthique de la psychanalyse, suppose toujours sa reconquête dans une pratique qui met en jeu le désir de l’analyste.

Je ne parle pas ici de l’éthique propre à d’autres discours selon la structure propre à chacun, et que n’invalide pas le discours analytique.

Il est donc très surprenant que Lacan, sans doute à l’époque était-il un débutant vers 1945-1946, au décours de la guerre ait pu pondre un texte, qui n’est jamais cité alors qu’il est accessible, un texte donc où il développe, avec la rigueur qu’on lui connaît que les personnes qui présentent des dysmorphoses (du pied notamment) trop visibles, doivent être interdites de pratiquer la psychanalyse.

Lacan n’était pas encore Lacan. Il est vrai et aussi bien réel qu’il a su le devenir, à ses frais, et le rester ensuite.

Dans ce cas précis il a avoué publiquement avoir eu honte d’avoir écrit un tel article. Lacan a toujours su reconnaître ses Unbewust.

Lacan était très beau, il savait s’habiller. Il ne se parfumait pas, on avait envie de l’embrasser, même sur la bouche, même moi, qui ne l’ai jamais fait bien sûr. J’ai pourtant bien rêvé de lui, dans des postures beaucoup plus affriolantes, mais de structure transférentielle. – c’est dire !

Lacan a tenu tenus des propos assez audacieux visant le corps parlant de certains de ses congénères :

  • Anna Freud « accusée » de ressembler à une chiure de mouche (Rome 1974), que ça devait bien lui servir comme analyste. Pour un peu Lacan dirait que c’est ce qui aurait causé, chez eIle, le désir d’être analyste.
    Sur cette pente un peu savonneuse, Lacan évoque la figure de L’analyste de charme, qui séduit ses patientes. Le personnage est incarné par le trop troublant Montgomery Clift, dans Soudain l’été dernier. La trop, mais vraiment très belle, encore presque adolescente aux-yeux-diamant-violet, Élizabeth Taylor, lui donne la réplique. Il ne s’en remettra pas – même dans la vie.
  • Lacan, a aussi épinglé un autre psychanalyste de « Bouse-de-vache qui rit ».
    En tout cas personne ne l’a trainé devant les tribunaux pour avoir tenus de tels propos avec l’intention de nuire, ce qui est incontestable ici.

J’ai lu, en me frottant les yeux plusieurs fois et même en consultant des dictionnaires et des encyclopédies sous la plume de Jean-Claude Milner (l’amoureux de la langue), dans son livre
fracassant, L’Archéologie d’un échec, livre où il montre comment le mitterrandisme était une figure de l’horreur politique, j’ai donc lu sous cette plume qu’il s’en prenait aussi aux tavelures de François Mitterrand.
Pour un peu, mais peut-être est-ce une erreur de lecture de ma part sous le coup de l’émotion, j’avais le sentiment que ces tavelures étaient non pas liées au vieillissement du Président, élu au suffrage universel, de la République Française, mais qu’elles étaient la cause matérielle, finale, formelle et même efficiente de son ignominie politique.
Cette thèse forte, est une avancée nouvelle, sans précédent en matière de psychosomatique. Discipline dont on sait qu’elle a causé beaucoup de ravages chez les lacano-freudiens confusionnels.

Milner est un dur, un équarisseur de concept, auprès de qui le rasoir d’Occam fait figure de plaisanterie, plus que douteuse.

Gonflé le bonhomme, car il a publié son ouvrage du vivant de Monsieur le Président de la République Française en exercice. A ma connaissance JCM, n’a pas été envoyé sur la paille humide d’un cachot pour injure envers le plus haut personnage de l’État français.

A ceux qui ne le connaissent pas forcément, Jacques-Alain Miller présente son ami de toujours, et co-normalien supérieur comme lui, Milner en disant : « Lui c’est N et moi c’est L » (sic).

Ces prélogomènes étant posés, je vais vous parler maintenant de la bouche de Jacques-Alain Miller.

Je voudrai bien savoir pourquoi toutes ses dents sont des chicots, noirs et jaunes ?

Une femme peut-elle embrasser sur la bouche un homme qui a une bouche pareille ?

Il a pourtant assez d’argent (au moins 25 ans de gains comme analyste non déclarés au fisc) pour se payer des dents à la Burt Lancaster, comme dans Véra Cruz !

Peu de gens le savent. Mais Burt Lancaster, avec son visage de Prince-Pirate et ses dents de loup, faisait pour la première fois dans l’histoire du cinéma, une publicité in live, pour la pose que l’on venait de lui faire, de ce que les initiés de la chose appelle familièrement un tablier. Soit des implants dentaires pour les deux mâchoires. Les dents, étant elles-mêmes en céramique d’une blancheur carnassière.
L’invention de cette nouvelle technique est due à un français le Docteur Leibovitch, qui fût le grand plasticien de ces choses pour les plus grandes stars du cinéma d’après guerre, dont la flamboyante et inoubliable Brigitte Bardot. Référence centrale dans l’enseignement de Lacan pour désigner un phénomène, vraiment phénoménal.

Miller doit bien savoir ce qui fait la tragédie de sa vie amoureuse avec son insuccès patent auprès des femmes, à l’exception des thons et des boudins dont il s’entoure.

Je mets Agnès Aflalo à part, pour l’avoir connu jeune femme au teint de peau de caramel doré, d’une douceur exquise, nue abandonnée éclatante de beauté. Au rire si généreux quand elle était en analyse avec Lacan. Une merveille de la nature, avant que d’être fanée par les monstres qu’elle fréquente, qui lui ont pompé sa fraicheur, par la laideur de leur propos.

Donc Miller doit bien s’en rendre compte, puisque lorsqu’il va à la télé, il parle quasiment les lèvres fermées pour cacher ses dents.

Les caméramans font des zooms prolongés dessus pour que tout le monde puisse voir ce qu’est une bouche d’égout ambulante.

Miller a révélé en public la marque de ses caleçons, sans dire s’il en changeait souvent. Cela peut évoquer l’incontinence d’urine à venir d’un vieillard.

Il faut tenir compte ici de ce qui n’est peut-être qu’un souhait, plutôt que d’un vrai désir de ma part concernant son avenir.

Le plus frappant est son obsession plusieurs fois affirmée du pompage.

Il est plus que probable qu’il s’agit là de l’aveu d’un désir assez banal chez les hommes :

Celui de son penchant à vouloir se faire faire des bouffardes (ou turluttes). Mais par qui ?

Je considère, et j’en produirai prochainement le mathème, qu’une bouffarde (ou turlutte) est la quintessence du Baiser Ardent, le must, ou le top, si certains préfère ce vocable, que puisse espérer recevoir un homme d’une femme.

Encore faut-il qu’elle puisse en avoir envie, à moins d’être aveugle, ou très ambitieuse.

Miller, comme en d’autres domaines, espère faire croire à ses obligés, qu’il plait aux femmes et qu’il sait leur parler.

Il en a fait deux fois la démonstration publique, que j’ai vu de mes yeux vu et donc de visu.

Avec Marie-France Pisier, d’abord. Il l’a présentée à son public de Forum-psy, en disant à la salle survoltée des ses fans : « Elle est craquante ». L’actrice, célèbre en France, surprise de cet assaut obscène, dont il a le secret, a eu un geste de recul et une mimique d’horreur.
Un râteau pour Miller, qui comme à son habitude ne s’est aperçu de rien.

Remise de son émoi, cette femme aimable, qui n’est pas tombée de la dernière pluie, ni dans les bras de n’importe qui, a tenu à préciser fermement qu’elle était venue à ce jamborée avec ses enfants, parce qu’elle et eux étaient très intéressés par la psychanalyse.

La deuxième glissade, s’est produite in absentia de la Dame en question, qui en l’occasion se dit être la première Dame de France (elle est probablement la seule à le croire vraiment).

En tout cas Miller à resservi sa soupe par écrit dans son Journal des Journées en ces termes :
« Carla, mon amie ma dit qu’elle allait peut-être venir à nos journées, elle est craquante ».

Croyez-moi si vous le voulez ou pas, elle n’est pas venue.
Le nouveau râteau comme le dit Arthur Rimbaud « Le nouvel amour » ?
Qui pourrait convaincre JAM de se faire refaire les dents ?
 
orlan miller
 

Les bouffardes pourront peut-être venir à la fin de surcroit.

Au prochain Forum-psy, convoqué par Jacques-Alain, c’est le play-boy BHL qui sera chargé d’animer les débats. Fin connaisseur. Il a épousé en secondes noces une ouvreuse de chakra.

A la tribune aussi les Chippendales, Régnault, Grosrichard et Milner. Une chaîne signifiante incontournable dans notre bocal analytique, l’inévitable bout-d’oulm.

Je demande pardon pour mon impudence aux connaisseurs (le terme est usité ici dans sa valence générique, pour qu’aucun sexe ne se sente interdit) d’une pratique qui a toujours fait le bonheur de la plus grande partie de l’humanité, depuis la nuit des temps. Il est probable que pour le mâle la jouissance qu’il en éprouve doit bien avoir un rapport ne serait-ce que d’horizon avec la jouissance féminine, qui lui restera toujours trop étrangère et pour l’éternité.

Patrick Valas.
 
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