Patrick Valas : C’est quoi la psychanalyse ?


Document du lundi 28 octobre 2019
Article mis à jour le 29 octobre 2019
par  P. Valas

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Quoi, c’est quoi cette histoire d’argent dans la psychanalyse ?  

L’argent c’est le signifiant maître de l’échange universel.

C’est quoi cette histoire d’argent dans la psychanalyse, dont on nous rebat les oreilles avec ça périodiquement ?
Qui le veut, quand il le veut, peut demander un rendez-vous à quelqu’un qui se présente comme psychanalyste.
D’ailleurs si vous allez le consulter, vous êtes bien obligé de croire qu’il l’est.

Si nul n’est censé ignorer la loi, nul n’est obligé de faire une psychanalyse.  

Sachez cependant que rien, ni personne ne peut le garantir comme tel, comme cela est possible pour un frigidaire chez Darty, du moins en France encore pour le moment.
C’est déjà foutu, en Allemagne ou en Italie, parce que dans ces pays il faut être médecin ou psychologue pour avoir le droit d’exercer la psychanalyse - alors que ces deux disciplines sont dans un rapport de non-rapport à la psychanalyse - ce qui n’exclut pas qu’il puisse y avoir de bons psychanalystes venant de là, sachant mettre de côté ce qu’ils ont appris à l’Université, comme médecin ou psychologue quand ils pratiquent la psychanalyse.
Ailleurs dans d’autres pays je ne sais pas ce qu’il en est.

On ne parle pas d’argent, ni de placement pour le futur dans la psychanalyse.   

On ne parle pas d’argent, ni de placement pour le future dans la psychanalyse, - un psychanalyste n’est pas un banquier, ni un conseiller fiscal, encore moins un avocat, ni un confesseur.
On ne parle pas non plus de salaire, ni de tarif dans la psychanalyse - un psychanalyste n’est pas un employeur, ni un employé, et surtout pas le votre.

Que l’on ne vienne pas nous emmerder avec ces histoires d’Écoles.  

Donc sachez qu’en faisant cette démarche, vous livrez votre avenir à la « Fortune », pour dire plus simplement les choses, disons au hasard, dont vous devriez savoir que jamais un coup de dé ne l’abolira.
D’ailleurs le hasard n’est pas sans loi, mais c’est une loi sans intention.

« N’ya » pas d’assurance tout risque dans la psychanalyse.  

Un psychanalyste ne vous soupèse pas, il vous met à l’épreuve de le convaincre que vous voulez faire une psychanalyse avec lui, alors qu’il sait que vous ne savez pas ce qu’est une psychanalyse.
En plus, il ne sait rien de vous, ce qui est quand même un comble, tant que vous n’aurez pas commencé à parler.
Un psychanalyste ne peut pas appuyer sur les bons boutons, parce qu’il n’y en pas, même dans la théorie.
De ça, vous vous en apercevrez très tôt, parfois dés le premier rendez-vous.

Bien entendu, il fixera lui-même le montant de ses honoraires, ce sera pour vous à prendre ou à laisser tomber. Pas d’autre alternative.  

N’allez pas lui faire confiance, mettez le à l’épreuve.
Pour cela, dites-lui ce que vous passe par la tête, sans réfléchir, sans calculer, sans chercher à comprendre.

Vous apercevrez très tôt que la dite « association libre », et d’une rigueur logique sans concession.  

Elles est une « association associé » implacable.
Quant à la « neutralité bienveillante » de l’analyste, ça n’existe pas, sauf les Mickey !
Votre analyse commence en parlant de vous, sans parler à l’analyste, ou alors en parlant à l’analyste mais sans que vous lui parliez de vous.
Quand vous pourrez lui parler de vous, l’analyse sera terminée.

cqfd.
patrick valas, le 28 octobre 2019, work in progress.


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