Patrick Valas : Le besoin de dormir, le désir de dormir.


Document du samedi 18 septembre 2010
Article mis à jour le 6 juillet 2010
par  P. Valas

  Sommaire  

ROME-3- 2010-3.
 
rome
 

Patrick Valas : Le besoin de dormir, le désir de dormir.

Freud parle du sommeil comme d’un retour à l’état fœtal.  

Sans parler de sa physiologie, il le caractérise comme un état de désinvestissement libidinal des relations du sujet au monde, essentiellement centré par le narcissisme, et d’un retour de la libido sur le corps propre.

Dès la préparation à l’endormissement, écrit-il, on se défait, de ses vêtements, si possible de ses soucis, mais aussi de ses fausses dents, voire d’une perruque.

Cela dépasse les limites du Moi, évoquant l’image hideuse d’une décomposition de l’être du sujet.  

Paradoxalement dans le sommeil, le corps, du fait des sensations cénesthésiques, annonciatrices de manifestations internes éprouvées par la personne endormie, est mieux perçu par lui, qu’à l’état vigile.

C’est ce que confirme les neurosciences, pour lesquels le sommeil est un état naturel récurrent de perte de conscience (mais sans perte de la réception sensitive) du monde extérieur, accompagnée d’une diminution progressive du tonus musculaire, survenant à intervalles réguliers.

Contrairement au coma, pendant le sommeil, les réflexes, la capacité à ouvrir les yeux et à réagir à la parole et au toucher, de la personne endormie ou de l’animal d’expérience, souris, mouche, etc., sont conservés.
Même si la physiologie et le rôle du sommeil sont encore mal connus, on sait
quand même que le sommeil profond a une fonction réparatrice.

C’est un besoin vital pour le corps.

Qui n’a jamais connu ce moment parfaitement repérable d’un tomber de sommeil, où il s’agit d’une bascule de la veille au sommeil, sans forcément passer par une phase plus ou moins longue d’endormissement ?

Un seuil est franchi là, qui permet d’avancer qu’il s’agirait d’un moment de la structure dont le battement pourrait surdéterminer, les causes physiologiques du sommeil – parce que le corps du Parlêtre est affecté par lalangue, alors que le sommeil comme tout rythme biologique suit une courbe d’intensité ascendante puis descendante.

Il est d’observation quotidienne pour tout sujet, que tomber dans le sommeil est suivi parfois par un brusque réveil, l’esp d’un laps (je ne dis pas cela au hasard) qui peut être aussi bien le temps d’un rêve. Cela est vécu comme le franchissement d’un seuil.

Le sujet était angoissé, mais aussi fatigué, voire épuisé, il en ressort reposé, détendu, lucide. Cela ne dure pas forcément, mais ce sont des moments rares dont chacun se souvient.

La participation subjective au sommeil, qui met le corps au repos de ses jouissances impératives, n’est plus à démontrer.  

Autrement dit, pour le sujet, le désir de dormir, sous-jacent au besoin de dormir, a une action physiologique inhibitrice, on ne peut les dissocier.

Quant au rêve, qui accompagne le sommeil et permet de le prolonger, il a aussi une fonction active inhibitrice.

Je rêve pour continuer à dormir en quoi le rêve et aussi bien le gardien du sommeil dont j’ai besoin pour vivre.  

Freud met aussi en valeur, cette sorte de vigilance du Moi comme perpétuellement présente dans le rêve, comme étant le gardien du sommeil, celui qui se révèle comme en marge de l’activité du rêve, et qui très souvent est prête, elle aussi, cette instance, à le commenter.

Ce reste de participation du Moi du sujet, qui se manifeste comme présent est, comme toutes ces instances dont il fait état à cet endroit sous le titre de la censure, une instance qui parle, soit une instance symbolique. Autrement dit, on a beau dormir, le signifiant continu à cavaler.

Quant au rêveur il sait qu’il rêve.  

Mais Lacan, rappelle que l’on a beau rêver en dormant, l’inconscient, est très exactement l’hypothèse qu’on ne rêve pas seulement quand on dort, mais que l’on passe son temps à rêver.

Il est même plus que probable que l’on ne se réveille jamais, ou alors juste au moment de l’éveil, l’esp d’un laps, qui lui est un dire, l’avènement d’un bout de réel hors-sens, qui ek-siste au discours.

L’éclair de l’éveil, n’empêche cependant pas le sujet de se rendormir aussitôt.  

Comme c’est le cas pour M. Valdémar et pour des raisons similaires, que nous verrons plus loin.

Pour faire usage d’une formule de Lacan, on peut dire que le rêve, voie royale vers l’inconscient, est pour Freud, sa réponse sinthomatique à l’élucubration de l’inconscient structuré comme un langage. Tous deux l’auront empruntée, dans tous les sens.

Puis vient pour Lacan, le temps de son enseignement, où il nous introduit à l’usage du nœud borroméen pour élucider Le mystère du corps parlant.

On pourrait en faire le titre d’un roman, qui donnerait suite par exemple, à une aventure de Tintin, Les cigares du Pharaon.

Vous savez que pour le nôtre de Pharaon, ils étaient tordus, ses fameux Culebras, liés en tresse de trois brins, un ruban de soie jaune les tenant ensembles.
Quels souvenirs me reviennent de Rome !

Votre cigare tordu est-il un symptôme de votre Réel ?(1)  

A cette question de la salle, en 1976 : Lacan répondait : Certainement ! Certainement ! Mon cigare tordu a le plus étroit rapport avec la question que j’ai posée sur la droite, également tordue, du même nom.

Il ne s’agit plus ici du symptôme [ (en s(A) sur le graphe du désir] qui est une formation liée à l’élucubration, celle de l’inconscient structuré comme un langage, et qui se figurait comme l’envers et l’endroit d’une bande de möbius, (ainsi du refoulé et du retour de refoulé) - se rappeler ici du schéma borroméen de La Troisième), où le symptôme, qui est entre le Réel et le Symbolique, est noué à l’inconscient situé entre l’Imaginaire et le Symbolique.

En 1976, il y a un bougé dans le séminaire Le Sinthome.  

Lacan a en effet baissé d’un cran le sinthome [en S (A-barré) sur le graphe du désir]. C’est la réponse sinthomatique de Lacan non plus à l’élucubration de l’Inconscient, mais au réel de l’Inconscient – l’inconscient-réel, comme il le nomme pour la première fois en cette période.

Il est certain que même sous cette forme, ceci implique un troisième terme. Un troisième terme qui, ces deux ronds, pour les appeler de leur nom, les ronds de ficelle, celui du symbole, c’est-à-dire la lettre, et celui du sinthome, les noue en les maintenant séparés.

Ce troisième terme peut être ce qu’on veut.

Mais si le sinthome est considéré comme étant l’équivalent du Réel, ce troisième terme ne peut être dans l’occasion que l’Imaginaire.

On peut donc reprendre la théorie de Freud en faisant de cet Imaginaire le corps, qui tient et sépare, les deux, l’ensemble donc constitué ici par le nœud du symptôme et du Symbolique.

Le mystère du corps parlant.  

Le mystère du corps parlant, ne sera jamais élucidé.

En effet nous n’avons pas inventé lalangue, ni le fait que les signifiants dans la nature aient pu se condenser pour former le langage, comme nous ne savons rien de cette affinité spécifique de notre corps avec le signifiant.

Que Lacan puisse convoquer un mystère, est à souligner. C’est une première dans son enseignement, car un mystère impossible de l’expliquer. Pour y croire, il y faut en plus la Foi.

Prenons-nous assez la mesure que nous sommes peut-être les seuls encore à croire que l’être humain est parlant, et que notre pratique se justifie de ceci que c’est dans le parler que l’on peut espérer trouver ce qu’il faut de jouissance pour que l’histoire continue ?

J’en termine par quelques remarques, à défaut de pouvoir conclure sur des questions qui s’ouvrent encore pour moi.

L’inconscient et le Réel.  

La question de Marcel Ritter à Lacan en 1975 :

« On trouve le terme de Unerkannte chez Freud en particulier dans la Traumdeutung où c’est fort mal traduit, puisque c’est traduit par l’inconnu, alors que c’est le non-reconnu. Cet Unerkannte (le non-reconnu) articulé avec la question de l’ombilic du rêve. L’ombilic est ce point où le rêve, là je cite Freud, est insondable, c’est-à-dire le point où, en somme, s’arrête le sens ou toute possibilité de sens.(2) »
 
coup de foudre
 

On peut illustrer cela dans le rêve de L’injection faite à Irma.

Freud, analyse son rêve, en suivant son texte à la lettre, phrase par phrase, séquence par séquence.

Or ce rêve s’achève en impasse.

En effet il lui aurait injecté de la Triméthylamine dont la formule lui apparaît dans son rêve en caractère gras.

C’est du hors-sens, indéchiffrable. Il s’agit bien là de l’ombilic de rêve, où s’avoue le vrai désir qui l’a motivé, non pas de reconnaître avoir maltraité sa patiente, pour se décharger de sa responsabilité, ce qui est l’expression d’un désir préconscient, mais bien le désir qu’il éprouve pour elle, dont le dire comme touche du réel, est la clef même de son sens sexuel.

Freud de conclure : « Après complète interprétation, tout rêve de révèle comme l’accomplissement d’un désir ».

Je n’insiste pas plus ici, mais on peut saisir comment le dire du rêve comme avènement d’un réel, à distinguer de l’énonciation (qu’on dise restel’Étourdit), fait halte au déchiffrage sans fin de son sens.

Dans sa réponse Lacan rappelle d’abord que selon sa conception à lui, le Réel est ce qui fait trou. L’Unerkannte (le non-reconnu) en l’occasion c’est l’ Urverdräng , le refoulé primordial, jamais levé.

Impossible à approcher, c’est la meilleure figure que l’on puisse donner à la racine du langage.

C’est cela l’ombilic du rêve, un trou qui fait limite à l’analyse, c’est un réel dénommable de pur fait de dire.  

La figurabilité, l’image dans le rêve, a toujours à faire, porte la marque, le stigmate, la cicatrice, d’un point de non-représentativité.

L’ombilic du rêve fait référence bien sûr avec la cicatrice du cordon ombilical, qui est un point-nœud, mais ce point n’est plus à sa place anatomique, car il est déplacé (retenons ce terme) dans le rêve qui dépend du champ de la parole.

Là il ne s’agit plus d’un point de fait, mais d’un impossible à reconnaître.

Cela ne peut ni se dire, ni s’écrire. Ça ne cesse pas de ne pas s’écrire, de L’Urverdräng il n’y a plus rien à tirer.

C’est ce que Freud désigne, en parlant de l’ombilic du rêve.  

Ce qu’il faut retenir de l’analogie forcée entre le réel de la pulsion comme orifice, trou du corps, et l’ombilic du rêve comme nœud, c’est qu’il s’agit d’un nœud fermé.

Il y a dans l’inconscient quelque chose qui est toujours fermé, comme un trou et que l’on appelle le non-reconnu.

Ce qui spécifie l’être de parole, c’est qu’au niveau de son Réel, c’est bien comme formant des images, c’est-à-dire tout entier comme tout entier imaginaire, que son corps subsiste.  

C’est ce que Lacan a montré avec son stade du miroir, chez l’enfant  

.

Non seulement il s’agit de l’assomption du Je dans son rapport à l’Autre qui lui parle, soit la mère qui lui transmet les mots de lalangue maternelle, dont il s’imprègne, faisant traces pour sa jouissance, et qui deviendra ensuite l’idiome de sa contrée, mais aussi du corps du sujet qui s’appréhende par son image, de sorte qu’il prend son statut et même sa stature de forme consistante dressée tout entier de l’Imaginaire.

C’est pourquoi le sujet est tellement inféodé à son image, réellement.

Il est alors littéralement noué aux représentations imbéciles, lui venant de l’Autre de la parole et du discours, bien au-delà de sa relation spéculaire au petit autre, et qui s’inscrivent sur ce corps-imaginaire.

On peut comprendre alors pourquoi ses propres formations de l’inconscient peuvent en porter la marque, mais déplacée, par rapport à son anatomie.

Un arbre mort en négatif qui perdait ses feuilles.  

Je recevais un petit garçon de 4 ans qui avait subi de nombreuses interventions chirurgicales pour une malformation de l’arbre urinaire.

Il faisait un cauchemar récurrent dans lequel il se voyait comme un arbre mort en négatif qui perdait ses feuilles. Il avait vu de nombreuses fois les urographies qu’on lui avait faites.

C’est ainsi qu’en le dessinant il se représentait, comme l’enfant-sinthome, d’une mère trop précautionneuse pour sa santé, lui disant toujours non. Il se plaignait de ce qu’elle l’empêchait de vivre.

Pour Freud dès l’origine, la reconnaissance de l’inconscient, par sa mise en parole, est marqué par ceci qu’il y a un point d’opacité, un impossible à franchir.

Le non-réalisé, le non-reconnu, que Lacan nomme proprement le Réel. Ça se désigne comme un trou, qui n’est pas identifiable à l’oubli propre au refoulement.

Ce qui est donc fondamental dans le Réel, pour ce qui est du Parlêtre, c’est le non-rapport sexuel. Précisons que l’inconscient, qui est un savoir fermé, en impasse, est à distinguer du non-rapport sexuel qui lui est lié au Réel du Parlêtre.

Il en résulte que l’être humain, comme on l’a rêvé depuis toujours, et ce n’est qu’un rêve, n’est pas le point d’éveil de la connaissance d’un supposé savoir absolu, même à venir, mais on contraire il est marqué par une impossibilité de connaître ce qu’il en est du sexe.

Dans la mesure où l’on a reconnu scientifiquement que dans la vie, le sexe est en cohérence avec la mort, du coup il y a aussi pour l’homme un impossible à savoir sur la mort.

Un impossible à savoir sur la mort.  

Qu’on dise tout homme est mortel , est peut-être un petit éveil du côté de l’universalité de la mort, mais il est frappant de constater, que la mort soit si bien tamponnée par la vie pour chacun.

Certes il y a chez lui un petit éveil très limité, mais aucune prévalence accordée à la mort.

Freud parle bien de la pulsion de mort, soit comme de quelque chose qui doit bien avoir un rapport avec la mort.

Mais s’il use à son propos du terme de pulsion, c’est-à-dire à peu près comme il le fait pour le sexe, cela veut dire qu’il s’agit d’une « mort » en tant qu’elle est déplacée, ailleurs.

Où ? Précisément dans le Symbolique. C’est pourquoi, Lacan peut dire que la jouissance du corps, qui est pulsation de la vie dont nous ne savons rien, est mortifiée par le signifiant – la jouissance étant définie d’abord comme ce rapport dérangé du sujet à son corps – ce à quoi il échappe pour un temps dans le sommeil.

Quant au sexe, dont il n’y a nulle part rapport, aussi bien il est partout comme déplacé.

Où ?

Il est donné par le sens, ce que l’on appelle la sexualité dont se motivent les relations entre les sexes, de quelques nature qu’ils soient, mâle ou femelle.

Ce qui peut les rapprocher pour se reproduire n’étant explicable que par le mythe.

Que la notion de mort ait cheminée dans le symbolique comme déplacée, et que par ailleurs il y ait non-rapport sexuel du fait du Réel du Parlêtre, cela amène Lacan à poser qu’il est concevable que quelque chose en porte la trace dans l’inconscient, alors que rien ne permet au sujet de s’y reconnaître comme être sexué mâle ou femelle, sauf secondairement par la voie d’une identification liée à une « insondable décision de l’être ».

Lacan y répond par la forgerie des termes de Sinthome - il et de Sinthome – elle , Homme couleur de femme, femme couleur d’homme, qui est aussi bien sa réponse sinthomatique à la bisexualité avancée par Freud.

La vie, la mort, le sommeil, et les rêves.  

On ne se réveille jamais, les désirs entretiennent les rêves, ils empêchent l’interruption du sommeil pour que dure la vie du corps. La vie n’est pas conçue, le corps la porte simplement.

Dire, comme Freud, que la vie aspire à la mort, pour autant qu’elle s’incarne dans un corps, serait dire qu’elle aspirait à une totale et pleine conscience, c’est-à-dire au savoir absolu.  

Mais le réveil absolu, est encore la part d’un rêve d’éveil, car la mort est un rêve qui participe comme d’autre rêves perpétuant la vie à vouloir séjourner dans le mythique.

La vie est bien réelle, et s’il n’y avait pas le langage on ne rêverait pas d’être mort comme d’une possibilité, qui serait d’échapper à l’enfer qu’est le désir, seul façon d’y comprendre quelque chose de fondamental dans la réalité humaine.

C’est pourquoi il n’y a pas de religion qui ne lui fasse pas sa place, pour autant que ne pas désirer, c’est une forme de résistance.

On ne fait que s’imaginer que du Réel il y a un savoir absolu, on y aspire, en croyant qu’on sera confondu avec ce savoir supposé soutenir le monde, lequel monde n’est qu’un rêve de chaque corps.

Qu’il soit branché sur la mort, seul le langage en porte le témoignage. Est-ce cela qui est refoulé ?

Il est pensable que tout le langage est fait pour ne pas penser la mort  

.

Il est prouvé que le sexe et la mort sont solidaires, c’est donc par le refoulement du non- rapport sexuel que le langage nie la mort.

Le réveil total qui consisterait à appréhender le sexe – conduirait à ce qui est la conséquence du sexe, c’est-à-dire la mort.  

La vie du corps parlant dépend du principe de plaisir pour le Parlêtre.
De ce fait le non-rapport sexuel, masque la mort.

Que le langage puisse parler de la mort ne dit pas que le sujet ait connaissance de la mort.

Que certains rêves soient de ceux qui réveillent, indique qu’ils sont à mettre en rapport avec le sexe plus que la mort.  

«  Les rêves, chez l’être qui parle, concernent cet ab-sens, ce non sens du réel constitué par le non-rapport sexuel, qui n’en stimule que plus le désir, justement, de connaître ce non-rapport. Si le désir est de l’ordre du manque, sans qu’on puisse dire que ce soit sa cause, le langage est ce au niveau de quoi se prodiguent les tentatives pour établir ce rapport — sa prodigalité même signe que ce rapport, il n’y arrivera jamais. Le langage peut être conçu comme ce qui prolifère au niveau de ce non-rapport, sans qu’on puisse dire que ce rapport existe hors du langage »(3).

Patrick Valas, Paris-Rome, Juin- juillet 2010.
 
désir
 

  • 1) Le Sinthome, 13 avril 1976.
  • 2) Réponse de Jacques Lacan à Marcel Ritter le 26 janvier 1975. Publié dans les Lettres de l’École freudienne. 1976, n°18. Journée des cartels. Strasbourg. Introduction aux séances de travail.
  • 3) RÉPONSE DE LACAN À UNE QUESTION DE CATHERINE MILLOT IMPROVISATION : DÉSIR DE MORT, RÊVE ET RÉVEIL.
    Parue dans L’Âne, 198, nº 3, p. 3.

Commentaires  forum ferme

Patrick Valas : Le besoin de dormir, le d
dimanche 27 septembre 2015 à 02h25 - par  Dian

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Patrick Valas : Le besoin de dormir, le désir de dormir.
dimanche 14 octobre 2012 à 00h59 - par  eva talineau

pour Nicolas Vallée - au cas où il reviendrait ici pour voir si quelqu’un a répondu à sa question sur la position de Lacan sur les rêves dits « prémonitoires », et/ou, la télépathie. Concernant les rêves qui seraient prémonitoires, Lacan n’en a à ma connaissance jamais parlé. Freud lui en a juste « déconstruit » quelques uns pour montrer qu’ils n’avaient rien de prémonitoire. Plus intéressante est la question de la télépathie, notamment au sein de la cure analytique. Il ne fait aucun doute, à lire le livre de Granoff et Jean Michel Rey « l’occulte dans la pensée Freudienne » , et à examiner la correspondance de Freud avec Ferenczi et Jung, surtout, que Freud connaissait l’existence de ces phénomènes de transmission directe ou des signifiants se retrouvent inexplicablement en train de circuler entre sujets, sans que ceux-ci en soient consciemment avertis. Lacan, lui, a peu abordé la question, qui l’intéressait apparemment beaucoup moins qu’elle n’a intéressé Freud. Dans ses premiers textes, et notamment dans les Ecrits, il parle de la télépathie comme de quelque chose de tout à fait banal, généralisé, qui découle pour lui à ce moment là directement du fait de l’appartenance de l’homme à l’univers du discours, qui passe à travers lui. En revanche, 20 ans plus tard, au moment où il se passionne pour Joyce, il traite pratiquement Freud de « délirant » d’avoir « cru » à la télépathie, et il évoque l’initiation et les techniques du corps dont il n’y a , selon lui, plus trace dans nos sociétés. C’est assez logique, d’ailleurs, vu qu’entre les deux dates, il a introduit le concept de « lalangue », faisant de l’Inconscient quelque chose qui est de l’ordre du réel, qui noue le corps et la lettre pour chacun de manière singulière - dans cette optique, la circulation de signifiants entre sujets n’a plus lieu d’être de quelque interêt théorique, alors qu’elle était un argument en faveur du premier état de sa réflexion, celle où il s’agissait d’extraire le symbolique de la colle imaginaire à travers laquelle il se donnait d’abord à travers le discours du névrosé.

Patrick Valas : Le besoin de dormir, le désir de dormir.
jeudi 4 octobre 2012 à 13h31 - par  Bernadette Quentin-Collin

une question soulevée là ci-dessus dont la réponse m’aurait aussi intéressée mais peut-être qu’il n’y pas de réponse ? « une interrogation déjà soulevé par Freud, sur le caractères prémonitoire, voir, en Freudien dans les textes, télépathique, de certains rêves ? » en tout cas mi-2004 on s’était assez foutu de moi quand j’avais dit à quelques ami-e-s que je faisais des rêves prémonitoires, sensation perso parce que certaines choses vraiment pas drôles rêvées arrivaient peu après et cela m’inquiétait, mais quand je racontais certains de mes rêves récents ces ami-e-s souriaient d’un air gêné, donc ils avaient sûrement peur de l’irruption de l’irrationnel ?

une amie psychologue scolaire, elle, avait bien voulu y croire et m’avais conseillé de lire Granoff dans un de ses livres « Transmissions de pensée », je ne l’avais pas fait et quand très récemment je lui en avais reparlé des prémonitions, en lui demandant de l’aide parce que je n’arrivais plus à lui nommer l’auteur et le titre du livre, elle ne se souvenait plus de rien alors qu’en 2004 cela avait été de suite sa réponse lire ce livre de W.G., auteur dont le nom m’est revenu il y a peu et ensuite il m’a suffi de chercher sur toile ses livres parus pour retrouver le titre mais j’ai pas fait le pas de l’acheter

Patrick Valas : Le besoin de dormir, le désir de dormir.
dimanche 11 juillet 2010 à 21h42 - par  Vallée nicolas

…tiens voilà une question dont la réponse m’intéresse : quelle est la position de Lacan, sachant que c’est une interrogation déjà soulevé par Freud, sur le caractères prémonitoire, voir, en Freudien dans les textes, télépathique, de certains rêves ?

Merci d’apporter à ma lanterne de quoi moudre de l’eau à mon moulin…
Nicolas Vallée

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