Patrick Valas, tribulations lacaniennes ?


Document du samedi 8 décembre 2018

par  P. Valas

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Dans une publication d’il ya quelques années, Alain Badiou avait traité ses anciens amis des Cahiers pour l’Analyse, Miller, Régnault, Milner, etc…de renégats (ils avaient tous été membres actifs de La Cause du Peuple dans les années 68), ce mouvement maoïste dissous et dispersé depuis.

Jacques-Alain Miller, aujourd’hui encore se réclame de Marx, Engels, Lénine, Staline, Mao, tout en mettant son doigt dans les eaux troubles de la cité Sarkosy et de Macron récemment.
Il a répondu quelques années plus tard aux propos de Badiou en lui envoyant dans la tronche, qu’il n’était qu’un révolutionnaire en pantoufles qui n’avait jamais quitté son bureau de Caïman à l’École Normale Supérieur.
J’avais il y a fort longtemps collaboré sur sa demande avec JAM qui m’avait demandé de « peigner » avec d’autres sa transcription, du Séminaire de Lacan, l’Éthique de la Psychanalyse, et puis aussi celui de l’Envers de la Psychanalyse - on peut y lire sur la leçon intitulée « Sur les marches du Panthéon », un bavardage de Lacan avec ceux qui étaient venus l’accompagner, car comme il y avait la grève ce jour là, il n’avait pas pu disposer de son amphithéâtre à la Fac. de Droit, rue Saint-Jacques.
Heureusement je l’avais enregistré et transcrit, ce que Miller a intégré à sa transcription Seuil.
Miller m’a demandé de constituer une petite équipe pour prolonger cette collaboration avec lui…ce qui ne fût jamais mis en place.
Il faut dire que Miller a commis des fautes impardonnables.
Par exemple sans preuve aucune, il a accusé publiquement que les premiers cartels de la Passe mis en fonction à l’ECF, (j’en faisais partie) ne nommaient AE que les passants qui étaient de nos amis, alors que pour ma part je n’en connaissais aucun.
La passe était controuvée, j’ai donc pris la décision de quitter l’ECF. (1991)
En 2001, à l’occasion du centenaire de la naissance de Lacan, France-Culture a programmé une série d’émissions sur Jacques Lacan.
Miller m’a alors recommandé Christine Goémé pour que je lui donne un de mes enregistrements des séminaires de Lacan.
J’étais le seul à avoir enregistré La Troisième de Lacan proférée par lui au congrès de Rome le 1e novembre 1974.
C.Goémé a fait le montage de mon audio en y intercalant les commentaires de JAM, pour le diffuser dans son émission.
Quelques années plus tard, j’ai demandé au Directeur de L’ECF (2003) du moment de transmettre à Judith Miller mon voeu de lui donner les copies complètes de mes enregistrements portant sur des 12 dernières années du Séminaire de Lacan.
Je trouvais anormal que sa famille ne puisse pas disposer de ces enregistrements.
Rendez-vous pris, je lui ai remis mes masters originaux.
Elle me proposa alors de m’intégrer à l’équipe du Seuil qui était chargée de la transcription et des publications de ses séminaires.
J’ai refusé, à tort ou à raison plutôt, en lui disant que je ne voulais plus travailler avec JAM, qui ne savait pas tenir ses engagements.
Preuve que j’ai eu raison, quelques années plus tard dans un coup tordu à sa façon Miller a rompu avec le Seuil et a confié ses transcriptions aux éditions La Martinière, qui n’en a rien à foutre de Lacan, et qui ne publie que très sporadiquement les séminaires de Lacan.
Miller dit qu’il a en finit avec ses transcriptions, déposées chez son éditeur nouveau.
Il fait ce qu’il veut puisqu’il est co-auteur du Séminaire de Lacan, selon le voeu de ce dernier.
De mon côté, j’ai au cours des années suivantes mis en ligne mes audios des 12 dernières années des séminaires de Lacan, en faisant « améliorer » le son par un professionnel.
(à Télécharger sur mon site, http://www.valas.fr)
Il se trouve que les choses auraient pu en être autrement.
La disparition récente de Judith Miller m’a privé d’une solution autre pour ces publications.
J’ai bien essayé tout récemment de rencontrer JAM, il ne m’a pas répondu.
Allez savoir pourquoi ?
Il a dit à une de mes amies que je l’injuriais sur Internet…
Pourquoi pas ?
Le nombrilisme de ce personnage est pathétique…tant pis pour lui.
À moins qu’il ne soit très gravement malade, je ne le lui souhaites pas un tel malheur.}