Patrick Valas, des mathèmes au noeud borroméen.


Document du lundi 29 octobre 2018

par  P. Valas

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Lacan croyait à la possibilité « d’une transmission intégrale », raison pour laquelle il a élaboré dans l’Envers de la psychanalyse sa théorie des 4 discours, définit comme liens sociaux, soit :  

  • Le discours de l’analyste (DA), inventé par Freud.
    
- Le discours du maitre (DM) qui est aussi le discours de l’inconscient.
    
- Le discours universitaire (DU) qui est le pilier principal de la science moderne.
  • Le discours hystérique (DH), qui est l’autre pilier de la science, celui que tient le savant qui invente et dont le nom sera effacé quand son invention sera démontrée comme appartenant à la science.

    Son exemple nous est illustré, dans la preuve apportée par l’expérience du grand cyclotron de l’existence réelle de la particule dite « boson de Higgs », ce dernier ayant fait l’hypothèse, par des calculs complexes de son existence réelle qui ne pourrait être validée qu’à la condition qu’elle soit reproductible par une expérience ad hoc, ce qui fut réalisé.

    Enfin Lacan a pu produire le mathème du discours capitaliste (DC), s’engendrant du télescopage des DM, DH, DU, alors que le DA n’en est pas affecté.


Il y a une hérésie au regard de la mathématique dans l’écriture de ces mathèmes des structures quadripartites caractéristiques de Lacan.
  

En effet il y a 4 places, mais aussi 4 lettres $, a, S1, S2 qui viennent s’y loger logiquement par permutation, mais dont la fonction, sinon le sens change du fait de la place qu’elles occupent.


Cette théorie des discours comme liens sociaux, Lacan finit par y renoncer, parce que lui font objection les figures du non démontrable, de l’indécidable, du pas-tout, de l’entre-deux et du coup il laisse tomber la chose pour s’engager dans son odyssée boroméenne qui le conduit à dire que l’avenir de la psychanalyse ne sera pas « mathématique », car le noeud borroméen résiste à la mathématisation intégrale.

En usant du noeud borroméen constitué par le nouage de 3 ronds de ficelles figurant l’imaginaire (I, le corps), le symbolique (S, lalangue) et le réel (R, la vie, dont on ne sait rien), il va définir la religion, la science et la psychanalyse de la façon suivante : en montrant (là il montre, et non pas démontre) comment on passe de l’un à l’autre par permutation des lettres selon une rotation lévogyre, à partir de la nouvelle structure nodale (à cet égard il passe du modal au nodal) :}  


- La religion (« la vraie » comme il qualifie la catholique romaine ») : RSI, elle Réalise ce qui du Symbolique (le Saint-Esprit) peut s’Imaginer (lDieu tout puissant « qui êtes au ciel »).


- La science : SIR, elle Symbolise, les Images qu’elle se donne du Réel.


  • La psychanalyse : IRS, elle imagine (ou invente) ce qui du Réel peut se Symboliser ( Dieu révélé par le Saint-Esprit).

    On saisit par là comment la religion, la science et la psychanalyse, sont dans un rapport logique de type borroméen.
    l’homme (écrit aussi bien LOM générique, homme ou femme), pour Lacan est un être trinitaire.
    Il peut l’écrire :

« LOM, LOM de base, Lom cahun corps et nan-na Kun"(dans son séminaire Joyce le Symptôme, ou Sinthome-09 à 12/75 dans Autres Écrits, p.565.   



Bref, si Aristote peut dire que l’homme est un animal politique, il faut en conclure que l’homme, dont le désir est indestructible, qui en plus a un inconscient.

Cela permet d’avancer au grand scandale de tous que l’inconscient c’est la politique.
  

Ce qui se démontre tous les jours.
En effet l’Être humain( les trumains, sic Lacan) les humains font absolument n’importe quoi et vivent n’importe comment.

patrick valas.
novembre 2018.
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