JAM


Document du jeudi 11 octobre 2018
Article mis à jour le 14 février 2013
par  P. Valas

Pompier

 

La Ruche

Salut, je m’appelle JAM.

J’avais à peine 11 ans, Lacan a commencé a parlé de moi.

Le JAM , c’est la tendance qui, dans la théorie de la communication, tend à faire que ça ne communique plus rien du tout. D’où le concept d’asphère-JAM. C’est de la topologie.

Il est vrai que je suis un peu tordu, mais seulement à l’envers de l’endroit.

Lacan me connaissait bien, il a toujours su ce que j’allais devenir. Il est mort avant moi
heureusement, sinon je ne serai pas devenu ce que je suis : je n’ai pas mon pareil pour allumer le feu, je suis au top de mon art.

 

 

Chauffeur de salle, et donc selon sa très belle formule,
c’est mon SK.beau !

À Rome en 1974, j’ai prononcé son éloge funèbre en sa présence, il l’a dit le soir même et l’a confirmé le lendemain dans sa Troisième, que je vous ai appris à lire et à comprendre :

« […] Psychanalyste pas mort, lettre suit ».

Je suis moi aussi un self-made-man.

Lacan a inventé la séance courte, moi c’est plutôt la cure-sprint.

La preuve ? A peine installé comme analyste, il ne m’a fallu à peine trois mois pour nommer mon premier passeur.

De quoi susciter le transfert, les gens sont bien jaloux.

Le transfert de travail je connais bien. C’est la délocalisation des abeilles dans les petites alvéoles et le nid à couvain pour l’élite. Vous comprendrez ce que je veux dire, un peu plus loin.

Ma devise : Tout est bon pour moi !

On dit que je suis colérique, est-ce un défaut ? Achille l’était bien.

Je suis surtout un as du mathème, j’en ai inventé plusieurs, mais très simplifiés pour faciliter la transmission de la psychanalyse. Notamment la métaphore parentale : Papa sur Maman.

L’un de mes élèves, qui m’est d’une fidélité quasi-canine, comme ils le sont pour la plupart, a su reconnaître sa portée. Il a dit en public :

«  Jam a dit : II n’y a pas de rapport sexuel, et Lacan aussi ».

Je peux l’affirmer, Lacan était un plagiat par anticipation.

On ne doit ni me contredire, ni se moquer de moi, j’ai horreur de ça. Les contrevenants, ont toujours été condamnés au châtiment, inventé par moi, dit de l’assèchement du Zuiderzee, pour leur divan.

Enfin, j’en ai confié l’exécution à mes dindons et mes pintades, certifiés d’utilité publique. C’est ma façon de passer par le haut, encore faut-il au sortir de la cheminée, ne pas oublier de se laver la figure, comme c’est écrit dans le Talmud.

Moi je ne suis pas si méchant, juste un peu taquin. Un peu canaillou, mais pas trop.

On me dit bouffi d’infatuation. C’est parfaitement faux, j’ai toujours voulu ne compter que pour rien.

Du coup, je n’ai eu comme seule alternative que de grenouiller comme un diable, et j’ai fini par grossir comme un bôf, plutôt comme un blaireau bordelais.

J’adore les femmes, pourquoi m’en cacher ?

C’est humain.

Mon amie Carla viendra peut-être à notre colloque, elle m’a minaudé qu’elle ne savait pas encore.

Elle est douce, réservée et émouvante, quand elle chante elle s’asphyxie.

Faudra que je la présente à l’autre invité, Alain Prost, le quadruple champion du monde de formule 1, qui « côtoie le réel à plusieurs centaines de km/h » (sic). Il saura la dégourdir.

J’espère qu’il ne lui fera pas le coup du bac à sable.

Faudra aussi que je songe à monter une écurie de course à l’échalotte.

J’ai bâti mon empire sabre au clair.

Of course !

Ne pas confondre samouraï, en réalité un fonctionnaire veule, chargé de collecter les impôts, avec un ashigaru, ou un kensaï.

Moi je suis Le Shogun des temps modernes. Mon code d’honneur, le Bushido.

Qui a osé dire que les japonais sont inanalysables ? Banzai hi Yaka !

J’ai tellement exhibé ma culture que maintenant je peux faire dans la sobriété. Il me suffit d’enfiler les noms propres des auteurs lumineux qui m’ont éclairé pour être suivi par ceux qui me suivront partout.

Il y a même un cire-pompe impayable, qui a commis la bassesse de me dédier sa thèse en ces termes : « Pour JAM, à qui je sais devoir tout ». Je ne suis pas si stupide, simplement éclairant jusqu’à l’aveuglement.

J’ai tout fait pendant mon existence, sauf la révolution et mon service militaire.

La vie ne m’a pas fait de cadeau.

Je suis un être paradoxal, moins d’exception que de complexion.

Lacan a bien parlé des grands débiles calculateurs, est-ce de moi qu’il s’agit ?

Calculateur, oui c’est vrai. J’ai besoin de tout chiffrer, même si je suis contre l’évaluation.

Débile ?

Faudrait d’abord en produire le mathème, après on verra le profit que je peux en tirer.

Je vais m’y atteler, dès ce soir.

Mon Sinthome ?

L’insomnie, je ne dors jamais.

Il me faut compter les mails qui me viennent du monde entier, parce que la psychanalyse ne doit pas être soumise aux aléas des fuseaux horaires.

À moi tout seul j’ai empêché le sale assassinat de la psychanalyse.

J’ai mis monécole au régime de l’assistanat d’utilité public sous la houlette de l’ONU.

L’Amérique, l’Amérique, enfin ! Hollywood boulevard, tout ça, etc. quelle angoisse !

Pour ce que j’ai fais là, le jour viendra où j’en recevrai l’hommage, même de mes pires ennemis.

En attendant, j’exige des gens miens les preuves de leur amour pour monaiecolle.

L’amour ? Donner ce que l’on n’a pas, à qui n’en veut pas.

Peu m’importe les textes qui me sont adressés sur injonction. Je ne juge ni ne calcule, je me contente de compter et de ventiler.

C’est très bien comme ça, un point c’est tout.

Lacan appelait bien ça, poubellication.

Les mauvaises langues et les rabat-joie, m’accusent d’avoir fondé une Église voire pire une Secte. Mensonges (1).

Moneycolle, je l’ai conçue avec patience, constance et amour comme une ruche.

Rien des personnes et quelque chose du fonctionnement, cela ne vous dit rien ?

Quoi de plus poétique que des abeilles aphasiques, se vautrant dans le rapport sexuel collectivisé ? Bourdonnantes, butinantes, besogneuses, travailleuses décidées.

Et puis ce ballet des faux-bourdons qui attendent mon bon vouloir pour m’honorer.

Y a-t-il quelqu’un à s’offusquer que j’en sois la Reine ?

Ne l’ai-je pas prouvé, ne suis-je pas L’Une-seule pas-toute ?

Comme l’a écrit quelque part quelqu’un de très compétent en son domaine, j’étais un génie précoce.

Et puis sans savoir comment ni pourquoi, mes amis, parmi les plus sûrs dont j’ai tout fait pour perdre l’estime l’ont compris, comme Nietzche je suis devenu ce météore trop vite retombé dans les ténèbres.

Comme Nietzche quand même !

Le trou noir !

Reste à conclure :

Ni école, ni ruche, mais un trou noir emmagasinant tellement d’énergie qu’il fonctionne comme un aspirateur.

L’ennui c’est qu’il n’en sort aucune lumière.

Quel destin cruel j’aurai tracé pour une œuvre qui devait échapper au commerce culturel et permettre la sortie du discours capitaliste.

Je suis si seul le soir.

J’ose pas vous dire à la revoyure. N’oubliez pas, tout est bon pour moi !

Surtout au doigt et à l’œil.

JAM. Au Requin chagrin, Paris le 10/10/2009

1 « Sous le pont qui demeure, le torrent des mensonges n’est jamais le même ». Héraclite. Fragments.

 


 

On est des étudiants en psycho à Tours. On est aussi en analyse avec des analystes de cette école dirigées par ce M. Que tout le monde appellent JAM. 

On est térorisés par ces gens qui nous ont dis que si on volait être psycholgues il fallait faire une analyse didactique et suivre les cours de JAM. 
On a fait ça l’année dernière déjà et il faut venir tous les mercrdis et cette année on est obligés d’aller au colloque comment on devient analyste.

C’est affreux, et on a peur, car

on nous dit qu’il ne faut pas arrêter sa cure sinon si on n’a pas trouvé notre « sinthome » on peut devenir fou.  

On ne sait pas quoi faire.

On a eu votre nom et adresse par vos livres et l’annuaire web.

On a écrit un texte que voici, écrit ensemble avec les documents et les lettres du dit journal des journées.

En 1 mois 1/2 il y a eu 39 lettres , là c’est effarant.

Personne n’intervient pour contrer ces personnes ? Le colloque a lieu début novembre à Paris.

Pour l’instant on signe avec notre nom de guerre « Les zoulous de Tours » on est trois 2 garçons et 1 fille.

On verra plus tard pour s’identifier.

C’est un ancien qui nous a aidé à écrire le texte si joint.

Merci de le lire et de le diffuser, c’est une question d’assistance de personne en danger.

Avant on était seulement dyslexik, maintenant qu’on lit Lacan on se fout de la grammaire et de la saintaxe et en plus onait dizortograffik est- normale ?  


Documents joints

La ruche

Commentaires  Forum fermé

JAM
samedi 22 juin 2013 à 18h08 - par  distswireanek1978

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JAM
jeudi 10 novembre 2011 à 00h02 - par  B.L.

Jam - confiture. Traffic jam, Lacan-jam. Exemple : réécriture de lumineux séminaires en syntaxe énervée.

mercredi 9 septembre 2015 à 00h26 - par  Zora

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La ruche
dimanche 9 mai 2010 à 18h05 - par  Daniel Pendanx

Jean Oury raconte :

"J’ai eu affaire avec Lacan à des difficultés de deux ordres.
La première je l’appellerai la rue d’Ulm. …
La deuxième, ça été la mode de l’antipsychiatrie, la position prise par Deleuze et Guattari et l’engouement de Lacan lui-même pour ces conneries qui étaient des succès de librairie.
La rue d’Ulm… Lacan c’est laissé avoir par ces normaliens et leur histoire de Révolution culturelle. Nous, on avait des éléments sur ce qui se passait en Chine. Apparemment, pas eux.

Moi j’arrivais de la campagne avec mes gros sabots, mais j’avais les pieds dans la merde. Eux, avec leurs souliers vernis, faisaient la Révolution culturelle.
… ils ont publié des trucs remarquables, … ça donnait à Lacan une assise ces types qui travaillaient.
Ce n’était pas une raison pour suggérer que les psychiatres ou les psychanalystes qui l’avainet écouté jusque là à St Anne étaient des demeurés.
On connaît la suite.
A la deuxième journée de Rome, en novembre 1974, après le discours de Jacques-Alain Miller, Pierre Legendre - qui s’y connaissait en rhétorique - s’est penché vers moi et m’a dit : « Je m’y connais, c’est un discours funéraire. »

(dans, A quelle heure passe le train, conversations sur la folie, Jean Oury/ Marie Depussé, Calman-Lévy, 2003, p.251)

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