Éditorial


Document du lundi 30 mars 2009
Article mis à jour le 14 mai 2016
par  P. Valas

 
« Le statut du savoir implique comme tel qu’il y en a déjà du savoir, et dans l’Autre, qu’il est à prendre en deux mots, c’est pourquoi il est fait d’apprendre en un seul mot.
Le sujet résulte de ce qu’il doive être appris, ce savoir, et même mis a-prix, p.r.i.x., c’est-à-dire que c’est son coût qui l’évalue non pas comme d’échange mais comme d’usage. Le savoir vaut juste autant qu’il coûte beaucoup en deux mots et c.o.û.t. avec un accent grave, beau-coût de ce qu’il faille y mettre de sa peau, de ce qu’il soit difficile, difficile de quoi ? Eh bien moins de l’acquérir que d’en jouir.
Là dans le jouir, sa conquête à ce savoir, sa conquête se renouvelle dans le chaque fois que ce savoir est exercé, le pouvoir qu’il donne restant toujours tourné vers sa jouissance.
Il est étrange que ceci n’ait jamais été mis en relief, que le sens de savoir soit tout entier là, que la difficulté de son exercice lui-même, c’est cela qui réhausse celle de son acquisition. »
Jacques Lacan, Séminaire Encore — leçon du 20 mars 1973
 

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Quand les psychanalystes comprendront-ils que leur savoir, accumulé depuis le premier jour de son invention par Freud, et après lui par les milliers et milliers de patients entendus par des milliers et des milliers de praticiens, depuis plus d’un siècle, et dans toutes les langues du monde, ne leur appartient pas ? Que le nouveau de ce savoir fait partie du patrimoine de l’humanité. Qu’il ne saurait être privatisé. Même par des soi disant héritiers. Qu’il doit échapper au commerce culturel, comme à la justice distributive, ou encore à l’accusation de plagiat pour qui veut en faire usage, bon lui semble. C’est la visée principale de ce site que de le mettre à portée de quiconque y vient pour l’acquérir.

 

lacan
 
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