Congo Mapping Report Final Fr


Document du jeudi 11 octobre 2018
Article mis à jour le 14 octobre 2010
par  P. Valas

RDC
 

Le Monde 01/10/2010 à 18h20

RDC : un rapport accablant de l’ONU pointe la possibilité d’un « génocide »  

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Rwanda en tête, les pays voisins de la République démocratique du Congo ont rejeté les accusations de l’ONU les impliquant dans les atrocités commises entre 1993 et 2003.

L’armée rwandaise a-t-elle perpétré « un génocide » en République démocratique du Congo ?  

L’Onu a ouvert cette porte dans un rapport controversé, publié ce vendredi (à lire ici en PDF), qui énumère, plus largement, une longue liste d’atrocités commises en RDC, de 1993 à 2003, par plusieurs pays africains.

Selon ce rapport, les attaques des forces rwandaises contre des réfugiés hutus « pourraient être qualifiées de génocide » si ces actes étaient prouvés « devant un tribunal compétent ». « Les attaques apparemment systématiques et généralisées (…), ayant ciblé de très nombreux réfugiés hutu rwandais ainsi que des membres de la population civile hutu et causé leur mort, révèlent plusieurs éléments accablants qui, s’ils sont prouvés devant un tribunal compétent, pourraient être qualifiés de crime de génocide », développe l’ONU.

Ces accusations ont été dénoncées avec virulence par le Rwanda et l’Ouganda.  

Accusations qui ont été dénoncées avec virulence par le Rwanda et l’Ouganda, aussi mis en cause dans le document. Dans un commentaire officiel joint au rapport de l’ONU, le Rwanda a « rejeté catégoriquement » ces écrits.

En outre, Kigali reproche aux auteurs du rapport de chercher à « valider la théorie du double génocide » , selon laquelle les massacres de réfugiés hutus rwandais en RD Congo en 1996-1997 seraient à mettre sur le même pied que le génocide contre les Tutsi perpétré en 1994 par le régime extrémiste hutu alors au pouvoir à Kigali.

L’ambassadeur de la RDC réclame « justice »  

L’ONU relève, de son côté, que « ces attaques se sont déroulées dans chaque localité où des réfugiés ont été débusqués par l’AFDL/APR (Alliance des Forces Démocratiques pour la libération du Congo-Kinshasa/Armée Patriotique Rwandaise) sur une étendue très vaste du territoire ».

Ces Hutu s’étaient réfugiés en RDC en raison de l’arrivée au pouvoir, en 1994 à Kigali, de la rébellion du Front patriotique rwandais (FPR) qui avait mis fin à un génocide ayant fait environ 800.000 morts, selon l’ONU, surtout parmi la minorité tutsi.

Fruit d’une enquête menée de juillet 2008 à juin 2009, le rapport de l’ONU (550 pages), dresse l’inventaire de 617 crimes graves ayant fait des dizaines de milliers de morts civils de 1993 à 2003 dans l’ex-Zaïre et plus particulièrement pendant les deux guerres de 1996-1998 et 1998-2001.

A New York, l’ambassadeur de la RDC à l’ONU a réclamé « justice » au nom de son pays, « consterné » par l’étendue des crimes.

L’Angola et le Burundi ont également « rejeté » catégoriquement le rapport de l’ONU. Le gouvernement burundais a ainsi estimé que les conclusions du rapport étaient « clairement destinées à déstabiliser la sous-région ».

« Un premier pas significatif »  

Dans un communiqué, la Haut commissaire aux Droits de l’homme, Navi Pillay, a noté que la « divulgation fin août du texte après la distribution du rapport en juin et juillet à six Etats de la région, avait conduit à « des discussions intenses sur un seul aspect » du rapport - à savoir l’évocation de la possibilité que les forces armées du Rwanda et leurs alliés locaux auraient pu commettre des actes pouvant constituer des crimes de génocide ». Mais elle insiste sur le fait que le rapport porte aussi « sur la conduite des États voisins sur le territoire de la RDC ».

« J’espère que, maintenant que le rapport est publié, il sera examiné attentivement, en particulier les mesures qu’il propose afin que les auteurs des actes en répondent et pour la justice en RDC, après une telle litanie d’actes épouvantables. Les millions de victimes congolaises des violations commises par une gamme extrêmement large d’acteurs méritent rien de moins », a-t-elle souhaité.

Pour Amnesty International, la publication du rapport constitue « un premier pas significatif »  

Mais l’organisation réclame « des actions concrètes » pour que les responsables soient jugés.

(Source AFP)

 

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Genocide dans la région des grands lacs

 

 
RDC.

Laurent-Désiré Kabila, a été un chef d’état africain connu pour la brutalité de ses méthodes de gouvernement, aussi bien à l’égard des Hutus, que des Tutsis.

Il les a tour à tour utilisés les uns contre les autres, pour éliminer ceux qu’il stigmatisait pour être des ennemis de son pays et qui pouvaient menacer l’intégrité de La République Démocratique du Congo, qu’il avait fondé, ayant pris le pouvoir par les armes en renversant le régime de Mobutu.

Il est vrai aussi que les uns et les autres sont loin d’être des enfants de chœur, « exportant » au Congo, entre autres pays du continent africain, si on peut l’écrire ainsi, les exactions commises vis-à-vis des uns pour les autres et vice-versa au décours du génocide perpétré par les Hutus contre les Tutsis au Rwanda.

Ce qui s’est passé à Kinshasa en septembre 1997, a valu à Laurent-Désiré Kabila et à son porte parole Abdoulaye Yérodia Dhombasi, une inculpation pour crimes contre l’humanité (donc imprescriptibles), crimes de guerre, crimes contre le droit international.

Un mandat d’arrêt international avait été délivré contre ces deux personnages.
Ils ont pris l’affaire suffisamment au sérieux pour demander au Vatican (par où ils sont passés) de leur obtenir une immunité diplomatique afin qu’ils puissent se rendre en France, en novembre 1998, au sommet de la Francophonie convoqué à cette époque par le Président de la République Française Jacques Chirac.

A cette occasion Jacques Chirac, a tenu à leur dire de vive voix (mais en aparté, comme me l’a rapporté un conseiller important de l’Elysée, de mes amis d’enfance) quand il les a reçus avec les autres chefs d’états africains à l’Elysée, qu’il fallait à Kabila et à Yérodia être très prudents, car au-delà du temps imparti à ce déplacement officiel, ils risquaient d’être arrêtés et incarcérés n’importe où, en Europe au moins et en France aussi bien, pour les crimes avérés dont ils étaient accusés.

Yérodia s’est insurgé contre la façon dont il avait été traité par toute la presse internationale (il avait menacé en personne des journalistes témoins à Kinshasa en leur disant : « une balle va plus vite qu’un homme qui court »).
Gérard Miller avait publié dans le journal Marianne une interview téléphonique qu’il a faite de Yérodia. Sans préciser qu’il avait obtenu cette exclusivité, impossible à avoir pour les journalistes présents au Congo pendant ces événements tragiques, parce qu’il était un intime de Yérodia, comme l’était aussi son frère Jacques-Alain Miller qui se prend pour un puissant de ce monde. Ce dernier en juin 1997, faisait part aux toulousains, en présence de son garde du corps, Le Médecin-Général d’active Guy Briole, que si la situation tournait mal au Congo, lui Le JAM, avait les moyens de faire procéder à « une extraction » de Yérodia du Congo. Bref il se la jouait devant ses disciples, comme s’il était un puissant de ce monde, sur qui il fallait compter pas pour rien.

Dans cet interview de G. Miller, Yérodia disait aux français, et tout spécialement aux petits-cons soixante-huitards (sic), avec raison d’ailleurs, qu’ils se mêlent de leurs oignons. Qu’il n’avait pas de leçon à recevoir de la France, et même qu’il était en train de lui en donner une. Dont acte de ma part qui avait publié un petit article dans Libération, à la demande des journalistes, pour leur permettre d’identifier ce personnage étrange et inquiétant pour leur propre sécurité, qui parlait parfaitement plusieurs langues et était intarissable (cet article fait partie du dossier à charge pour l’accusation de la justice du Royaume de Belgique).

Passé cette période, on sait que Laurent-Désiré Kabila fut liquidé à la kalachnikov par un de ses familiers dans son palais présidentiel. L’assassin fut liquidé de même, et de la même façon dans les minutes qui suivirent son geste.
Plusieurs années après, la justice belge qui avait lancé les poursuites se déclarait incompétente juridiquement.

Le Tribunal International accordait l’immunité juridique, pour les faits perpétrés au Congo en ces jours à Yérodia, qui pouvait en bénéficier en raison de ceci qu’il intervenait alors en tant que ministre du gouvernement de La République Démocratique du Congo.

Depuis la mort de son maître et ami Kabila dit Mzee, Yérodia a été nommé Vice-Président de la RDC.

Ce qui ne veut pas dire que le massacre de Kinshasa n’avait pas eu lieu.
En conséquence de quoi Yérodia reste celui qu’il était devenu, même s’il n’a plus rien à craindre de la justice.

Il continue d’ailleurs a proférer les même propos meurtriers qu’il tenait à l’époque.

Je me demande quand même pourquoi un tel personnage peut-il avoir été depuis nommé Membre D’Honneur de l’École de la Cause Freudienne ?

Enfin j’ai ma petite idée là-dessus !

Les documents dont on dispose à présent, permettent-ils, de mieux comprendre ce qui s’est passé là-bas ?
Moi-même , ai-je été claivoyant à l’époque, car il semble que le rapport de l’ONU, efface quelque peu la responsabilité des premiers dirigeants de la RDC en 1998 ?
Je n’ai pas de leçon à faire aux africains.
Par contre j’ai reçu des des leçons de civilisation, entre autres, des Dogons, des Masaï, des Touaregs, etc… liste non limitative.

Patrick Valas.
 

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