Albert Nguyên, La Perdi(c)tion de Georges Bataille


Document du mardi 11 octobre 2016

par  P. Valas

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La Perdi(c)tion de Georges Bataille

Quelle expérience décerne un Nom Propre ?
Le risque de donner un nom, déjà évocateur par son patronyme, tient à l’affection longtemps portée par Georges Bataille à des noms… anonymes, qui cachent, car le nom est imprononçable.
Quelque visage connu aux yeux bleu acier et au sourire carnassier se cache derrière ces noms ironiques : Pierre Angélique lorsque le roman met en scène « le diable au corps », Lord Auch dénonçant l’être de Dieu et le père, Louis Trente (XXX) le vœu hérétique d’une royauté déchue : autant de masques batailliens.

Ne confondons pas l’auteur et le sujet Bataille

Ne confondons pas l’auteur et le sujet Bataille dont on peut lire aujourd’hui l’immense travail des Œuvres complètes.
Actualité de Bataille en ces temps d’horreur collective et de douleurs, opportunité de remettre en chantier la question religieuse, supportée par la question de l’érotisme, qui va du rire aux larmes.

Actualité de Bataille, opportunité de Bataille, humanité de Bataille.

Comment ne pas parler d’un Bataille avec Lacan ?

Michel Surya et Christophe Bident ont noté une « proximité » peut-être supérieure à une affinité : c’est d’une communauté qu’il convient de parler : communauté conceptuelle sous la commande de l’expérience, de l’analyse pour l’un, dans l’écriture pour l’autre, chacun donnant les repères nécessaires pour s’y retrouver, pour que le sujet et le désir ne se contredisent pas, pour que le rapport de chacun au savoir réalise cette impossibilité que j’appellerai : « Horrire de savoir ».

« Horrire de savoir ».

Albert Nguyên est psychanalyste à Bordeaux, membre de l’Internationale des Forums du Champ lacanien et de son École de psychanalyse (ame). Enseignant du Collège de clinique psychana- lytique du Sud-Ouest.


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